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Archives Mensuelles: juin 2011

Quand l’indigestion donne envie de vomir… ;-)

Ce François, plus le repas avançait, plus j'avais envie de vomir... Ici, du vomi bio, parce qu'avec François, c'est le seul qui ne soit pas dangereux! 😉

Je suis toujours dans mon fameux rendez-vous au resto avec François (partie 1, partie 2). La serveuse se pointe avec nos breuvages. En l’absence d’alcool et de ses effets apparemment si dommageables, mon cerveau fonctionnant à pleine capacité, j’ai un flash pour rendre mon rendez-vous plus savoureux, aux dépends de François…

–  Mademoiselle, pourrais-je plutôt avoir un Coke Diet ? J’ai oublié de vous le mentionner tout à l’heure. Merci.

–  Tu prends du Coke Diet ?

–  Oui, bien considérant la quantité de calories dans mon assiette, je vais réduire un peu dans le breuvage.

–  Mais tu sais que ça contient de l’aspartame ? (Oui, je le sais, c’est pour ça que j’en ai pris un… J’aurais parié que tu ferais un commentaire, cher François). C’est très mauvais pour la santé. Ça peut donner le cancer du cerveau (clairement, tu utilises un peu trop le tien pour psychosomatiser, mon homme).

–  Voilà nos assiettes! Hummm. Ça semble succulent ! Quand je vais au Scores, je prends de la poutine avec ma côte levée. Mais ici, les frites sont tellement savoureuses que je m’abstiens.

–  Tu manges beaucoup. Moi, je suis le régime Montignac. J’ai perdu7 livres depuis deux mois (wow, quel résultat spectaculaire! Si tu bougeais avec moi, mon homme, je te dis que tu en perdrais pas mal plus que ça… Libido et perte de poids, c’est efficace, mais à moins d’un miracle, n’y compte pas avec moi : j’aurais bien trop peur que tu attrapes le cancer à cause de la batterie alcaline de mon vibrateur ou du latex des condoms). 

–  Ah, moi je ne crois pas à ça les régimes ! Il suffit de manger sans culpabilité et de bouger, et on garde la ligne. Justement, je vais sûrement me prendre un bon petit dessert en toute impunité, tantôt. Il paraît que leur gâteau double chocolat est divin!

– Tu sais, le sucre, c’est un véritable poison. (Et toi, tu m’empoisonnes, mon homme).

– Tu ne manges jamais de dessert ?

– Bien, il m’arrive de faire des exceptions (Ha ha! Je le savais! Dans le fond, tu meurs d’envie de te bourrer la face de cochonneries).

– Moi, mon dessert préféré, c’est la tarte au sucre réchauffée au microondes. J’en mange chaque semaine (ce n’est même pas vrai, mais j’ai trop envie de voir sa réaction), c’est excellent pour le moral! (Vas-y mon homme, fais-moi la morale! Encore! Encore! J’en veux!)

–  Tarte au sucre ! Au microondes !, me dit-il assez fort pour que les convives des tables avoisinantes se tournent vers nous pendant que je leur fais un signe de désespoir résigné. C’est excessivement nocif pour ton système. Ça demande un gros effort pour la digestion et tout ce sucre accumulé… c’est la crise cardiaque assurée. Et le microondes, tu devrais éviter de l’utiliser, les ondes sont dangereuses.

Je n’ai pas envie de répondre. Je me contente de lui sourire bêtement en savourant une grosse bouchée de ma côte levée, puis en prenant une gorgée de coke Diet. Si j’osais, je pense que ferais un beau rot sonore juste pour l’asperger d’une nuée d’aspartame volatilisée… et si je lui offrais une petite cigarette à la fin du repas? Hum… je vais m’abstenir. Je ne suis pas équipée pour ça.

Le repas continue et j’ai droit à une véritable litanie sur tout ce qui peut causer le cancer, la maladie, déranger le système immunitaire, et j’en passe. Plus il parle, moins je l’écoute. Certes, j’aurais pu continuer à le contredire sur la maladie, mais dans la vie, il faut savoir choisir ses batailles et je considère que François ne vaut pas la peine que je me rende MALADE pour ça! Je m’imagine que mon hypocondriaque doit être le genre à s’aliter solide lorsqu’il est frappé par une grippe d’homme. Vivement la fin du rendez-vous, que j’aille attraper le cancer tranquillement chez moi!

Épilogue

J’ai failli inviter François à cueillir des bleuets en guise de prochain rendez-vous, comme ce sont des antioxydants efficaces contre le cancer. J’aurais sûrement ri de voir sa réponse, et comme le rire est bon pour la santé… Cependant, je me suis abstenue. Il paraît que l’utilisation du téléphone sans fil est nocive, alors je ne prendrai pas la chance de l’appeler !

À garder en tête lors de votre prochaine drague… Astuce gratuite! 😉

À fréquenter un malade imaginaire, vous développerez éventuellement une envie de vomir réelle… Déjà fréquenté une personne qui vous donnait envie de chanter Serge Lama ?

 
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Publié par le 30 juin 2011 dans Épisode 8, Rencontres

 

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Paroles, paroles, paroles… Les promesses dans le couple…

Une promesse tenue après le temps prévu peut-elle être considérée comme tenue, ou faut-il que l'échéancier soit aussi respecté ?

Décidément, je suis une grande fan de Dalida… Sa chanson, Parole, Parole, interprétée avec Alain Delon, me fait penser au concept de promesse.

En fait, j’aimerais réellement avoir votre avis sur la question, parce que j’avoue que je ne sais pas quoi penser… Je suis une fille de date, d’échéance… J’aime me fixer des objectifs mathématiques : avoir réussi telle chose pour telle date, remporter une partie par un pointage précis, peser tel poids sur la balance juste parce que je trouve le nombre joli, arriver à 17h22 à un endroit parce que j’aime être précise… Vous voyez le genre ? Je suis une accro des nombres… Je sais, je suis bizarre, mais je l’assume! 😉

Cela a pour résultat que je suis quelqu’un de très ponctuelle, de fiable et je respecte toujours mes échéanciers… Bon, d’accord, 98,5% du temps (héhé, encore ma foutue précision des nombres). Mais pour les choses importantes, je suis vraiment fiable. Or, j’ai des amis qui n’ont pas cette notion de fiabilité, qui sont toujours dernière minute alors que moi, je prévois généralement mes choses d’avance, ce qui fait que malgré de potentiels imprévus, je demeure dans les temps. Bon, quand il s’agit d’amis, je suis prête à tolérer un certain manque de fiabilité, quoique de moins en moins. Mais quand il s’agit de l’être aimé, c’est autre chose, il me semble…

Alors, si l’être aimé, par exemple, vous faisait une promesse importante comprenant un échéancier, genre : «D’ici telle date, telle chose qui compte beaucoup pour toi sera faite…», mais qu’il attendait à la dernière minute pour s’exécuter et que, malheur, un imprévu survient et que votre amoureux n’est en mesure de respecter sa promesse qu’avec un léger retard (quelques jours, mettons), comment réagiriez-vous ?

La promesse sera respectée, certes, mais pas selon l’échéancier convenu. L’imprévu n’était pas prévu, mais si votre partenaire s’y était pris d’avance, cela n’aurait pas posé de problème et le timing aurait été respecté… Accorderiez-vous de l’importance au fait qu’il y a eu retard, ou feriez-vous plutôt le focus sur le fait que la promesse est tout de même respectée, malgré un léger contre-temps?

Sincèrement, je n’arrive pas à répondre à ma propre question. Une partie de moi accorde une grande importance au respect des échéanciers, alors que l’autre partie de moi se dit : mais tant que les choses sont faites, qu’importe un léger décallage! Ça reste que les retards, pour moi, c’est tout de même un manque de respect, et que je me dis que quand on a quelque chose à faire, c’est toujours risqué d’attendre à la dernière minute, alors je ne comprends pas trop ceux qui prennent le risque parce que je ne suis pas comme ça. Mais peut-être suis-je trop intransigeante ?

Votre avis, de grâce ! Merci d’avance.

 
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Publié par le 29 juin 2011 dans Attitude, réflexion, Vie de couple

 

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Quand un mec devient indigeste…

Je pense que je vais en avoir besoin pour digérer ce mec...

Bon, revenons à nous moutons, ou plutôt à nos cochons vue la cote levées que je compte commander. Je suis avec François au resto et la serveuse est là pour prendre nos commandes. En homme qui se respecte, je m’attends à ce que mon compagnon soit carnivore. Optera-t-il pour le filet mignon, qui me laisserait croire à des goûts raffinés et à un certain pouvoir du portefeuille, ou choisira-t-il la poitrine de poulet, indiquant potentiellement une personnalité plus conventionnelle et relativement simple ?

– Je vais prendre la salade de poulet. Vinaigrette à part. Avec un verre d’eau. Merci.

Euh ? Se pourrait-il qu’il surveille sa ligne ? Franchement, je préfèrerais qu’il reluque la mienne (d’autant plus que pour mon âge avancé et mes quatre grossesses, elle est pas mal du tout!). De la salade au restaurant. Quel sacrilège ! Mon petit doigt me dit que François va être légèrement traumatisé de mon choix de menu.

–  Pour moi, ce sera la demie côte levée, avec frites et pommes chaudes. Je prendrai un coke avec ça.  Merci, mademoiselle.

–  Tu sais que les frites et les chips contiennent de l’acrylamide ? (de l’acryquoi?) C’est très cancérigène. Des études ont même prouvé de graves dangers sur le système visuel des macaques. (Wow, quelle information pertinente! Ai-je une allure de primate?) Tu ferais mieux de prendre la patate au four (de quoi je me mêle?).

–  Non, ça va aller. Tu sais, une fois n’est pas coutume (je commence d’ailleurs déjà à me demander si cette maxime ne s’appliquera pas à ma rencontre avec François… ). Je mange rarement des frites, et je suis en cure de désintoxication de chips (changeons de sujet, il va encore me faire la morale, sinon)…. Tu me disais que tu avais un condo ?

–  Oui, acheté après ma séparation. La seule chose que je regrette, c’est mon ancien foyer.

–  Ah, moi j’en ai un, mais je l’utilise peu. J’ai acheté quelques bûches écologiques et ça fait ma saison.

–  Des bûches écologiques! (Il me fait carrément sursauter avec son ton de voix soudainement aigu! Est-ce que je viens de dire un gros mot ?) Mais tu sais que ça produit des émanations nocives pour la santé ?

–   Non, je ne savais pas (et de toute manière, mon homme, on va tous mourir un jour). Merci du renseignement (même si je t’avoue que je m’en fous pas mal). J’aime bien relaxer devant le foyer en prenant un petit verre de rouge et en regardant le feu, puis (héhé, je vais le faire capoter) en jetant un coup d’œil au paysage de ma cour arrière par la fenêtre… Si ce n’était pas des pilones électriques, la forêt serait superbe à observer (j’attends la réaction!).

–   Tu as des pilones électriques derrière chez toi, s’exclame-t-il le visage soudainement verdâtre.

–   Oui, des gros à part ça. D’ailleurs, l’ancienne propriétaire de la maison a eu le cancer.

–   Ça ne te fait pas peur ? Tu sais qu’aucune étude n’a prouvé que ce n’était pas dangeureux, ces pilones. Moi, je porte d’ailleurs toujours un collier contre les champs magnétiques (et tu devrais porter aussi un bracelet anti stress, un collier de noisetier, des lunettes avec protection UVA-UVB, j’ai même entendu parler d’un stérilisateur à froid, je ne sais pas à quoi ça sert, mais je sais maintenant à qui c’est destiné!).

Me concentrant sur la future jouissance de mes papilles gustatives, je trouve la patience de continuer à l’écouter.

–   J’espère que tu ne prends pas d’alcool trop souvent. Une trop grande consommation, c’est dommageable pour tout le système digestif en plus des effets au cerveau (c’est exactement ce dont j’aurais besoin pour t’endurer).

–   Ah, tu sais, moi je ne crois pas à ça, la maladie! (Ca y est, il doit se dire que je suis folle… Héhé, continuons! Je peux peut-être avoir un plaisir fou pendant ce rendez-vous…)

La serveuse se pointe avec nos breuvages. En l’absence d’alcool et de ses effets apparemment si dommageables, mon cerveau fonctionnant à pleine capacité, j’ai un flash pour rendre mon rendez-vous plus savoureux, aux dépends de François…

La suite jeudi…

 
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Publié par le 28 juin 2011 dans Épisode 8, Rencontres

 

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Un mec à savourer ?

Un rendez-vous galant devant des côtes levées, ça ne peut pas être mauvais, non ?

Les homme se suivent et ne se ressemblent pas… Toujours à l’affut de rencontrer la perle rare, je continue de chercher sur le réseau de rencontre, tout en fouillant dans mon entourage. Je me sens mûre pour une rencontre facile : François tombe à pic. Sa fiche est attirante. Sa photo, son gros diplôme, son apparente aisance financière, son éloquence à l’écrit donnent envie à la superficielle en moi de le connaître. Je lui envoie un petit mot auquel il répond sans délai. Le processus s’enclenche à un rythme rapide qui convient à l’impatiente que je suis. Dès le lendemain de notre premier échange écrit, nous tendons une perche au téléphone.

Suite à cette conversation somme toute prometteuse et qui demeure dans le cadre de la normalité, nous décidons de nous rencontrer au restaurant le lendemain. Pour l’instant, la détection d’anomalies majeures – phase 1 – a donné un résultat négatif : aucune trace visible de relation nébuleuse avec l’ex, de relation fusionnelle avec maman, de psychopathie ou de dépendance aux sports de salon… Pour l’impuissance sexuelle, des tests pratiques seront nécessaires. Mais ne sautons pas d’étapes…

La phase 2 de mon analyse a lieu en terrain connu. Ça fait un bail que je ne suis pas allée au Bâton rouge. Je rêve littéralement de leurs côtes levées. J’en salive. J’en bave. Et leurs frites ! Hummmm… Ma soirée ne peut qu’être délectable ! De toute manière, j’ai un bon feeling quant à François (et ce feeling sera d’autant meilleur s’il paye le repas).

Mon prétendant se tient à l’entrée du restaurant. Bon point de départ, il est bel et bien le mec de la photo! Absence de surplus pondéral et présence de ponctualité : une combinaison gagnante.

La jeune dame à l’accueil nous propose de la suivre… Elle nous indique une table près d’une fenêtre, baignée par le soleil estival. Ce choix m’emballe, mais ce n’est pas le cas de François.

–  Pourriez-vous plutôt nous asseoir à cette table-ci, dit-il en pointant une table dans un coin ombragé.

J’aurais pu être déçue, mais j’y prends place plutôt en félicitant intérieurement mon accompagnateur qui semble avoir un penchant pour le petit coin sombre. Sous un ton de confidence qui sied à la situation romantique, François mentionne :

–  Tu sais, j’ai la peau fragile alors je préfère limiter mes expositions au soleil. Le cancer de la peau peut frapper n’importe quand.

J’attrape son sens de l’humour pour répliquer sur la même musique :

–  Ah, moi, tu sais, je n’ai pas peur du cancer. Je viens de Thetford Mines et j’ai grandi entourée d’amiante. Et tu vois, je ne suis jamais malade !

J’éclate d’un grand rire pendant que le langage non verbal de mon interlocuteur me fait croire qu’il était sérieux et que, pire encore, il a peur d’attraper l’amiantose à mon simple contact. Je me fais une note mentale : ne pas compter sur lui pour me divertir pendant les 250 km qui me séparent de ma ville natale. Je doute qu’il veuille y mettre les pieds… L’espace d’un instant, je m’imagine le projeter dans le grand trou de la mine à ciel ouvert près de chez moi, le pauvre bougre hurlant à mort dans le fond du précipice… Quelle imagination fertile! N’insultez jamais ma ville natale, ça fait sortir mon petit côté méchant…

Enfin, nous regardons le menu et je suis loin de me douter qu’une singulière découverte sur la personnalité de François va me permettre, au final, de bien me bidonner pendant le souper…

 
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Publié par le 27 juin 2011 dans Épisode 8, Rencontres

 

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Pensée : la solution à la longévité du couple ?

Il y a certaines choses que l'on ne se permet pas de faire devant les gens qu'on voit moins souvent...

Je suis tombée sur cette pensée de Jules Renard, dont j’adore l’humour…

Pour vivre tous les jours avec les mêmes personnes, il faut garder avec elles l’attitude que l’on aurait si on ne les voyait que tous les trois mois.

Il est vrai, je trouve, que l’on est tellement plus poli avec les gens qu’on côtoie moins souvent. On réfléchit à deux fois avant de critiquer, ou on le fait avec plus de diplomatie. Positivement, aussi, on risque de manisfester davantage de joie de les voir, comme ça fait un moment déjà… On s’enquiert avec plus d’intérêt de leur vécu, on profite davantage de leur présence. Bref, on ne les prend pas pour acquis…

Vous me direz que rien ne nous empêche de faire pareil avec nos proches. Mais sincèrement, à force de voir quelqu’un tous les jours, l’attitude devient plus familière, avec ses bons (et ses mauvais) côté…

Ne serait-ce que quand monsieur se permet de se laisser aller à des bruits intestinaux à côté de madame… 😉

Et vous, quelle est votre opinion sur la pensée de Renard ? Quelles sont les attitudes trop familières que vous aimeriez que votre amoureux modifie, depuis qu’il a pris ses aises ?

 
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Publié par le 26 juin 2011 dans Attitude, Pensée, Vie de couple

 

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Le début d’une histoire d’amour…

Moi, à 16 ans... Un peu flou, comme certains souvenirs... alors que d'autres demeureront toujours vifs, comme mon premier véritable amour...

Je n’avais pas eu besoin de faire ma provocante avec le beau mec à mes côtés, finalement… Alors qu’une chanson douce avait succédé à la chanson de Marjo, quelqu’un dans mon petit groupe d’amis  avait eu l’idée de prendre son voisin bras dessus, bras dessous, pour se laisser aller à la balade. Tout le monde avait suivi la chaîne, et je m’étais retrouvée proche de lui, ses bras et les miens entrecroisés, ses mains sur ma taille et les miennes sur la sienne…

Cette proximité ainsi créée sans que j’ai besoin de faire un effort, c’était toute une chance, parce qu’en cette Saint-Jean-Baptiste 1991, il y a de cela 20 ans déjà, j’étais une adolescente timide. Certes, j’avais osé inviter mon voisin de pupitre au cours de biologie à venir me rejoindre à la fête de quartier, mais cela m’avait demandé un courage incroyable et le fait de passer outre ma peur du rejet. Après l’avoir invité, dans le couloir de notre école secondaire, je m’en rappelle comme si c’était hier, j’étais retournée à mon casier pour m’y agripper tellement mes jambes tremblaient de mon audace et de la réponse positive à ma question.

Toutefois, en cette soirée magnifique, je n’étais pas encore prête à oser davantage, à poser le premier geste physique laissant entrevoir mon intérêt envers lui… Alors, nous avions lui et moi profité de cette accolade de groupe pour nous rapprocher. Et quand tout le monde avait laissé tomber leurs bras, à la fin de la chanson, tout bonnement, nous avions laissé les nôtres enlacés… Collés l’un sur l’autre, nous avions ainsi passé le reste de la soirée. J’étais heureuse, blottie contre lui…

Jusqu’à ce que son père se pointe vers 2h du matin parce que fiston n’était pas encore rentré à la maison… Et que ma mère fasse de même 5 minutes plus tard… 😉  héhé…

Qu’à cela ne tienne, je savais qu’une belle histoire commençait… Et quelques jours plus tard, lorsqu’on s’était revus à son chalet, c’est sous un magnifique ciel étoilé que nous avions échangé notre premier baiser… Je m’en souviens encore…C’était si beau !

Mon été 1991, il y a 20 ans déjà, a été mon plus bel été à vie, je crois… Le premier vrai amour, c’est si divin, si intense… Nous avions tout découvert, à notre rythme… Pendant 15 mois, nous avons vécu une belle et passionnée histoire d’amour…

Et aujourd’hui, 20 ans plus tard, j’ai l’impression que mon été 2011 surpassera ce magnifique été…  Et vous, quel souvenir gardez-vous de vos premières amours ? Et de votre plus bel été à vie ? Les deux sont-ils reliés ?

 
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Publié par le 25 juin 2011 dans Rencontres, Séduction

 

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La St-Jean : un moment pour la drague ?

Jean Charest, définitivement pas mon genre de mec pour la St-Jean! 😉 (mais bonne fête pareil, Jean)

Depuis quelques mois, il m’attirait. Nous nous croisions quelquefois par semaine, et je le trouvais beau, sympathique. J’avais l’impression que je pouvais l’intéresser, mais je n’étais pas certaine. Évidemment, j’aurais aimé qu’il m’invite, qu’il me fasse un signe, mais rien. Je me fondais dans la masse de la gente féminine qui l’entourait.

Le sachant sportif, quand un tournoi de volley-ball s’était organisé pour le 23 juin, j’avais sauté sur l’occasion de l’y inviter, prenant mon courage à deux mains… Tout bonnement, il avait dit oui. Nous allions être une douzaine à célébrer la St-Jean, fête nationale des Québécois, grâce à une activité sportive suivie d’un spectacle dans mon quartier auquel nous pourrions assister…

Le jour venu, j’étais stressée. Je voulais impressionner ce mec.  Ce stress « de performance » m’angoissait, surtout que lorsqu’on mesure 1 mètre 55, le volley-ball n’est pas nécessairement le meilleur sport pour impressionner. Qu’à cela ne tienne, j’allais affronter mon destin.

Vêtue d’une petite paire de shorts et d’une camisole qui me mettaient en valeur, je m’étais pointée au terrain de volley-ball extérieur en fin d’après-midi pour y rejoindre le groupe. Je l’avais vu arriver, lui, avec son petit air rebelle. Son allure sportive me plaisait beaucoup. Élancé, des muscles fermes sans être trop développé, de magnifiques yeux bleus, des cheveux bruns apparemment soyeux, les lèvres pulpeuses… Ouf! La chaleur que je ressentais à sa vue n’avait rien à voir avec la température ambiante.

La partie avait commencé et nous étions dans la même équipe. Taquineries et franche camaraderie étaient au rendez-vous, mais je sentais qu’un petit plus se développait, que la chimie opérait…Nous avions chaud, le temps était humide… Quand il avait enlevé son chandail et que j’avais posé les yeux sur les quelques gouttes de sueur qui perlaient sur son torse, j’avais faille défaillir… Il était terriblement sexy. Je sentais le rouge me monter au visage.

Après la partie, remise de mes émotions à la vue de ce mec qui aurait pu faire le calendrier des pompiers, notre petit groupe s’était dirigé vers le kiosque de victuailles. Nous avions commandé des hot dogs et des hamburgers, puis nous nous étions assis par terre, dans le parc, pour déguster le tout. La discussion allait bon train, tout le monde avait le cœur à la fête. Assis à mes côtés sur une couverture, je le voyais me regarder du coin de l’œil, même quand ce n’était pas moi qui prenais la parole. Ses yeux se baladaient souvent vers mes jambes bien galbées, ma taille fine… C’était bon signe…

Le spectacle prévu allait bientôt commencer, les meilleurs succès québécois étant repris dans une singulière anthologie. Malgré le fait que le soleil se couche particulièrement tard en cette fin de juin, des nuages assombrissaient le ciel, créant une pénombre propice aux rapprochements. Notre petit groupe profitait de la chaleur ambiante et regardait, de loin, les artistes de la scène reprendre tour à tour Beau Dommage, Charlebois, les Colocs, Jean Leloup…

Assise près de lui, j’arrivais à sentir son odeur virile et il me faisait carrément tourner la tête. J’avais envie de plus de proximité… Quand j’avais entendu « Provocante », de Marjo, j’avais bien ri intérieurement… Moi qui es amatrice de signes, celui-ci était on ne peut plus clair : je devais provoquer ce mec timide mais apparemment intéressé, coûte que coûte… Allais-je passer par-dessus ma gêne et une certaine peur du rejet pour passer à l’action ?

Je vous laisse sur Marjo… Ça vous rappelle des souvenirs ? Et vous, petite anecdote juteuse de St-Jean à raconter ?

 
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Publié par le 24 juin 2011 dans Rencontres, Séduction

 

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