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Archives de Catégorie: Gestion de l’espace

Le festival du déménagement… ou les joies de la cohabitation !

Emménager avec un mec, est-ce le début de la fin ?

Aujourd’hui, au Québec, ce n’est pas tant la fête du Canada que l’on célèbre, mais le festival du déménagement. En effet, la plupart des appartements sont loués pour cette date. C’est donc dire qu’aujourd’hui, une foule de couple débuteront leur nouvelle cohabitation.

Cela va bientôt faire un an que mon ex est parti de la maison. Un an que je demeure seule une semaine sur deux, sans personne à qui demander son avis (la joie!), sans personne après qui chialer parce que les tâches ne sont pas faites (c’est toujours de ma faute!). Personne à qui demander ce que l’on mange pour souper (des pâtes, encore des pâtes!). Personne dans mon lit pour tirer les couvertures (juste mes trois sympathiques oreillers me tiennent au chaud!)… Personne pour faire les tâches d’homme dans la maison (ça, c’est moins amusant!). Personne…

Alors, j’ai pris mes petites habitudes (je n’ose pas dire de « vieille fille »). Mais un jour, je suppose qu’un mec viendra me rejoindre ici (j’adore ma maison, je ne me vois pas quitter les lieux). Mais j’avoue que la cohabitation me fait maintenant un peu peur. À force de toujours voir l’autre, de partager les tâches et la routine, le désir finit-il toujours par s’étioler ?

Honnêtement, connaissez-vous des couples qui cohabitent depuis des lustres et qui se désirent toujours beaucoup (pas juste un peu). Quel est le secret ?

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3 Commentaires

Publié par le 1 juillet 2011 dans Gestion de l'espace, réflexion, Vie de couple

 

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Chambres en ville, version banlieue – Conclusion

J'ai dit de ne pas sauter sur le lit, il me semble!

La mise en pratique

On soupe tranquillement devant la télévision : mon cerveau est généralement à OFF le vendredi, alors pas de conversation pendant le souper et, idéalement, pas après non plus ;-). Pendant que je ramasse la vaisselle en pensant à mes vieux pêchés (je vous laisse imaginer le pire… hihi!), j’entends un bruit terriblement doux à mon oreille : le bruit des enfants en train de « ne pas se chicaner »… La maison est tranquille, les filles placotent au 2e étage. Elles doivent être en train de foutre le bordel ou quelque chose dans le genre, mais je m’en balance (un peu de tranquillité, ça n’a pas de prix… pour le reste, il y a VISA).

Oui, ça me passe par-dessus la tête parce que je peux prendre mon café pénarde en écoutant Lady Gaga ou les Black Eyed Peas (il faut bien que je me garde jeune!) et en nettoyant la cuisine (j’ai toujours eu pour principe de faire les choses au fur et à mesure, sauf le ménage de mes papiers financiers! Ça, je préfère avoir une grosse pile pour m’y attaquer avec une motivation semblable à celle que j’éprouve juste avant mon examen gynécologique annuel…).

Enfin vient l’heure du dodo. Je monte et prépare les filles en les menaçant juste ce qu’il faut pour qu’elles se brossent les dents. Je leur demande alors où elles ont décidé d’élire domicile pour la nuit. C’est Sabrina qui dispose de la priorité de choix ce soir.

– Ah, mais on dort toutes les trois ensemble, maman !

– Comment ça, vous ne pouvez pas dormir deux dans le même lit, c’est trop petit !

– Non, viens voir !

Mes débrouillardes de filles (ah, telle mère, telles filles… je me donne une petite tape sur l’épaule!) ont pris le matelas qui traînait dans une chambre et l’ont mis par terre dans l’autre chambre. Ainsi donc, ce n’est pas deux lits qui y trônent, mais trois lits, ne laissant pratiquement plus un centimètre carré de plancher de visible. Wow, ça va être rapide pour la balayeuse! Moi qui cherchais un moyen d’aller plus vite dans le ménage (pour ne pas dire « de me débarrasser » de mon ménage).

Mes puces ont pris la peine de faire le 3e lit, et tout est prêt pour accueillir mon trio. Comme c’est vendredi et que la seule raison valable qui me vient à l’esprit pour enlever le matelas de là est que c’est plutôt laid, une chambre sans plancher, je les laisse faire.  Allez discuter esthétique avec trois enfants ! Ils vous diront que c’est donc beau, le collier ou la coiffure qu’elles vous ont faits, sans comprendre pourquoi vous vous débarrassez du tout avant de sortir à l’extérieur.

Alors, beau pas beau, les filles ont ma bénédiction pour dormir à trois (ah, je pense que mon futur devrait aimer le concept, lui aussi, héhé!) : je n’ai pas envie d’argumenter et mon spa m’attend dans la cour. Mon instinct me dicte toutefois d’attendre quelques minutes avant de profiter des bulles de mon bain extérieur.

Ce fameux instinct ! Si sage, si précis et pourtant, si peu souvent écouté (c’est comme pour ma mère, on dirait). Enfin, ce soir, j’ai la prévoyance de m’en tenir à ce qu’il me dicte. Alors, je me dirige vers mon ordinateur pour répondre à quelques courriels avant de relaxer…

Puis j’entends cet autre bruit, du type de ceux que j’aime moins… : petits pas dans les escaliers suivis d’un «MAMAN!» qui m’apostrophe comme si j’avais le mot SOLUTION de tatoué dans le front. Ma grande commence sa litanie avec son ton de Germaine en devenir (je plains son futur copain, sérieusement):

– Là, Gaby n’arrête pas de chanter puis ça m’empêche de dormir. Je ne veux plus qu’elle dorme avec nous ! (La dictatrice a parlé!)

–  (On se calme, mademoiselle! Bon, respire maman… Vaut mieux en rire!) Ah, bien tu sais, quand on décide d’unir son territoire à celui d’un autre, il faut subir les conséquences de l’union et on risque de se faire avoir au change (surtout au change de la péréquation)… Et comme on ne va pas faire de référendum ce soir, bien la séparation n’est pas possible ! Il va falloir que tu apprennes à vivre avec ta sœur…

–  Euh… (haha, je t’ai déstabilisée avec ma réponse, hein ? C’était le but!) Qu’est-ce que tu racontes, maman ? C’est quoi un référendum ?

–  C’est une question compliquée pour obtenir une réponse simple… Laisse faire… Je vais aller régler le problème de vos trois solitudes…

Je monte et semonce ma terrible three (elle n’a pas encore intégré son âge, on dirait, et son « terrible two » fait du temps supplémentaire malgré qu’elle ait 37 mois).

–  Gaby, si tu n’arrêtes pas de faire la fête, tu vas aller dormir toute seule. Arrête d’imiter Rhianna puis dors !

Je borde son petit corps rempli d’énergie, redonne un bisou à mes filles, puis je redescends… J’attends les 12 minutes réglementaires selon la convention des mères qui veulent relaxer après avoir rebordé leurs enfants, puis je constate que mes filles sont enfin dans les bras de Morphée (j’irais bien moi aussi, il paraît qu’il est bien roulé)…  Enfin, je peux aller plutôt dans les bras de mon spa! Que demander de mieux ?

Les filles ont finalement dormi ensemble toute la semaine. J’aurais pourtant cru que l’une ou l’autre d’entre elles auraient sauté sur l’occasion d’avoir la paix, mais bon, ça doit être la vision égocentrique de la fille unique que je suis qui vendrait son âme (ou presque) pour que mon stock de paix et de tranquillité soit toujours à flot. Enfin, il semblerait que les enfants aiment mieux être dans le même centimètre carré à se chicaner et à entendre l’autre fausser que d’être seuls et en paix…

Ce « co-dodo »soude les liens de la fratrie et si jamais je déménage dans une maison plus petite, bien mes filles ne pourront pas se plaindre qu’elles sont toutes dans la même chambre… elles auront été habituées à la dure ! 😉

Enfin, j’aime beaucoup cette sensation de partage du territoire et que toutes puissent se sentir à l’aise de s’y promener. Je me dis que cette souplesse de lit… (et je ne parle pas de la souplesse du type « Cirque du Soleil » qui peut elle aussi être bien pratique au lit, une fois adulte, héhé! Futur chum appréciera !)… enfin, cette souplesse de lit leur servira la vie durant à s’adapter plus facilement aux changements !

Vous avez envie d’essayer ?

 

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Chambres en ville, version banlieue – 1re partie

Les joies des dortoirs... Ou comment apprendre très jeune à endurer les ronflements...

Dernièrement, j’ai présenté un mec à ma meilleure copine… Ma meilleure copine, seule survivante de l’espèce des célibataires dans mon entourage. Dernière  membre restante que je connaisse intimement du clan des mères monoparentales…  Évidemment, je ne suis pas unique en mon genre. Il y a un tas de mères assumant seules la vie familiale (et souvent, avec une facilité accrue et déconcertante due à l’énergie libérée du fait de ne plus avoir à chialer contre un homme qui n’a pas compris les joies de notre méthode infaillible pour faire le ménage).

Mais le fait est que maintenant, puisque ma copine a trouvé l’âne sœur (oups, je veux dire l’âme sœur… drôle de lapsus!), bien elle est entrée dans un long processus de nettoyage de sa maison, pour accueillir l’homme en question, ses enfants et tout son lot de trucs inutiles (comme une pile de vêtements trop grands et de chandails qui transpirent les années 80; je soupçonne mon amie de faire en sorte que ces boîtes disparaissent nébuleusement dans le déménagement!).

Enfin, ma copine se départissait d’un lit simple et de deux matelas pratiquement neufs, puisque son chéri était déjà équipé de la sorte pour sa progéniture… Elle m’offre donc, avec son tact habituel :

–  Écoute, j’ai un lit à donner et je le mets au chemin ce soir. C’est à prendre ou à laisser. MAINTENANT!

N’écoutant que mon instinct d’économe (et Dieu sait que cet instinct carbure aux épinards, tellement il est fort), je me dis qu’un lit gratuit, ça peut toujours servir. Surtout que la positive en moi sait pertinemment qu’un jour, le fils de mon futur chum dormira de temps à autre à la maison (la visualisation, c’est essentiel, je vous le jure!). Ma copine m’offre même les draps bleus qui vont avec le lit. Une aubaine !

Je saute dans ma grosse Dodge Grand Caravan que j’ai débarrassée de ma poussette double et de tous les objets qui entravent ma valise : parapluie, sacs vides, livres de lecture d’enfants, collection de roches de ma petite dernière, verres vides de plastique du Tim Hortons (apparemment la caféine de mes de Cappucinos glacés ne me pousse pas à ramasser mes verres vides)… Dix minutes et un gros sac de vidanges plus tard, je suis prête à partir.

Évidemment, j’ai pris le temps d’appeler le clan Panneton au préalable, c’est-à-dire mon excellent ami Daniel, pour m’assurer qu’il pourra m’aider à monter le lit dans la chambre de ma fille. J’ai beau jouer au badminton et avoir les biceps d’une fille qui s’entraîne, j’ai encore besoin d’un véritable mâle pour certaines tâches, dont une à laquelle je préfère ne pas faire référence ici, de peur que ça me rappelle depuis combien de temps je ne me suis pas attelée à cette tâche, justement. Ça va « venir », c’est le cas de le dire! ;-).

Enfin, je reviens à la maison, ma fourgonnette pleine à craquer. J’appelle Daniel, qui arrive avec son autre copain Daniel, et les  « deux Dan » me font la preuve de leur virilité en montant mon lit à l’étage le temps d’un soupir…

Impressionnée de leur compétence, et ma foi pas mal profiteuse et ratoureuse (non, mais je ne peux pas avoir juste des qualités), je leur demande  innocemment, mais d’un ton qui ne tolère pas le refus :

–   Les boys, vous faites vraiment bien ça… Ça paraît que vous faites du sport. On jurerait que vous vous entraînez (toujours flatter dans le sens du poil quand vous voulez qu’un homme vous aide, retenez cela, mesdames!) Auriez-vous la gentillesse de déplacer les autres meubles de la chambre pour que ce soit plus joli ? Ça me ferait TELLEMENT plaisir ! Toute seule, je ne serai pas capable (et hop, un petit clignement de cils avec un sourire en coin, une dose de « pauvre petite femme qui fait pitié »… question de terminer l’opération « séduisons les déménageurs », et le tour est joué).

Mes copains s’exécutent fiers de démontrer leur force à l’œuvre (ça aime se sentir utile, un homme!), et voilà la chambre de ma fille cadette équipée de deux lits jumeaux.  Je suis curieuse de savoir comment les filles réagiront à la vue de ce changement… Le 2e matelas, dont je ne sais trop quoi faire, est déposé dans la seconde chambre, adossé au mur. Évidemment, j’aurais pu lui trouver un meilleur emplacement, mais remettre au lendemain, c’est un luxe dont je me prévaux de temps à autres (à défaut d’autres luxes comme des voyages dans le Sud. Moins cher et tout aussi relaxant!).

Accotée contre le matelas, j’ai un flash! L’un de mes nombreux et fréquents flashs, surtout selon mon amie Edith, qui a d’ailleurs tendance à penser que certains de ces flashs pourraient très bien ne pas être matérialisés ou même divulgués tellement ils sont poussés loin… Enfin, j’ai toujours pensé que la créativité et les idées se cultivent, alors je me fais un devoir d’en avoir le plus possible, même si elles sont ridicules.

Alors voilà : et si, plutôt que d’avoir une chambre attitrée, mes filles avaient le loisir de choisir leur lit chaque soir ? Quatre lits, trois filles ! Un univers de possibilités (et si ça pouvait les faire dormir plus longtemps, ce n’est pas moi qui m’en plaindrais)! Ce concept révolutionnaire fait un peu comme si mes enfants étaient en vacances à l’hôtel chaque nuit, avec un lit différent.

Après tout, s’il y a à Laval, en l’honneur du quartier Fabreville, le motel Fabreville (bon, les suites «spécialisées» de ce motel suscitent encore dans mon cerveau des idées coquines, attachez-moi quelqu’un ! Euh… mauvaise idée! Le but est de penser à autre chose. Foutu sexe ! 😉 )… Enfin, si le motel Fabreville existe, pourquoi pas, dans un autre registre, le motel Auteuil, mon sympathique quartier lavallois… Mes filles pourront réserver un lit différent chaque soir, comme en vacances !  

Pour ma part, je préfère conserver l’usage exclusif de mon lit king très spacieux, même si bizarrement, je dors à l’extrême gauche… Ça s’explique tout de même par le fait que je dors le plus loin possible du réveil-matin (il m’énerve celui-là!, surtout quand il sonne à 6h du matin!), et que je garde de bonnes habitudes pour que mon futur chum n’ait pas à pester contre le fait que je dors en étoile dans le milieu du lit ou que je tire toutes les couvertures ! Il faut mettre toutes les chances de son côté, c’est le cas  de le dire…

Enfin, c’est décidé ! Ma maison deviendra une « maison à chambres ouvertes », sauf pour la mienne! 😉

J’ai bien hâte de voir la réaction des filles ! Voudront-elles préserver leur territoire (par chance, elles ont passé l’âge de faire pipi par terre, c’est plus la technique de crêpage de chignon qui les motive) ou profiteront-elles de cette occasion pour fraterniser avec leurs sœurs selon l’inspiration du moment ?

L’annonce

C’est vendredi. Je reprends les filles à la garderie et Émilie revient en bus de l’école. Dès que mon trio est à la maison, mon aînée me demande :

–   Bon, qu’est-ce qui a changé cette semaine ? (Euh… je suis un peu surprise de la remarque, mais il est vrai que j’ai cette tendance à changer les meubles de place dans au moins une pièce chaque fois que je me retrouve dans ma semaine en solo. L’impression d’avoir une nouvelle maison pour une fraction du prix et sans le trouble du déménagement. Avouez que c’est une stratégie gagnante!)

–  Allez voir dans la chambre de Sabrina!

Les filles montent les escaliers comme une horde d’éléphants devant un bananier, c’est-à-dire avec un bruit d’enfer et sentant que quelque chose d’agréable est en vue!

–  WOW ! COOL !

La réaction que j’avais prévue est la bonne. Mes filles, habituées aux tourbillons de changements depuis leur jeune âge, sont heureuses de voir que la chambre dispose maintenant d’un matelas de plus pour sauter dessus (euh… je veux dire d’un matelas de plus pour dormir paisiblement).

–  Qui va dormir là ?

–  Bien, je pensais que vous pourriez choisir chaque soir qui veut dormir avec qui (est-ce que je suis en train de leur expliquer le concept d’amour libre, moi là ?)… Chaque soir, l’une d’entre vous va avoir la priorité du choix (c’est le choix du Chef, comme chez St-Hubert), puis les deux autres décident (ah bien, moi j’vais y aller avec la famille!). Ça vous va ?

–  OUAIS!!! COOL ! (Décidément, mes filles possèdent un vocabulaire très étendu!)

–  Bon, je vais aller faire le souper (ça prend tout de même quelqu’un pour mettre la pizza congelée du vendredi au four! Ah, je me donne vraiment du trouble gastronomique! 😉 )

Que se passera-t-il lors du premier dodo à « chambres ouvertes » des filles ? Rêve ou cauchemar ? À suivre

Crédit photo : © Theirhistory

 

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