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Archives de Catégorie: Épisode 2

Un trio MecBeau pour apporter ?

Mon Dieu, faites que je me trouve un amoureux ! Je vous jure de ne pas le dévorer tout cru (quoique, j'ai l'impression qu'il ne s'en plaindrait pas, dépendamment de la manière de s'y prendre!)

Comme je ne suis pas femme à baisser les bras devant l’adversité, je décide d’agir. Je cherche un angle d’attaque… Hum… Voyons voir.

–  Qu’est-ce que tu manges pour être beau de même ?

–  Irais-tu me chercher un café avec de la crème fouettée ? On pourrait s’amuser un peu…

–  Quelle heure est-il ? 12h25 ! C’est justement l’heure de ma séance de drague. Ça te dit de participer ?

Seigneur! J’ai beau chercher, rien de bon ne me vient. J’suis définitivement mure pour un cours d’initiation au flirt. Évidemment, je pourrais me contenter d’un « Bonjour! », mais il me semble que ça manque un peu d’originalité. Je me creuse les méninges, puis l’occasion d’aborder Beau-Mec m’est servie sur un plateau de plastique (parce qu’au McDo, les plateaux d’argent, on oublie ça!).

–  Maman, il y a un petit garçon qui n’arrête pas de m’agacer. Il n’arrête de vouloir lever ma jupe !

–  C’est qui, ce garçon ? (Je prie intérieurement pour que ce soit le fils de Mec-Beau… )

–  Celui qui est habillé en jeans avec un chandail gris. 

Mes prières ont été exaucées : c’est le fils de mon futur chum (ben quoi, je prône toujours la visualisation)… Hum… Je me demande bien si c’est tel père tel fils. Ça ferait potentiellement mon affaire, héhé… (Je suis en manque, est-ce que ça paraît?).

Mec-Beau se lève et m’interpelle.

–  C’est mon fils, je vais aller l’avertir, ne vous inquiétez pas madame (Ce qui m’inquiète, mon homme, c’est de te laisser filer sans obtenir tes coordonnées!)  

Ah, j’aime ça, un mec qui prend des initiatives sans qu’on ne lui dise (je pensais que c’était une espèce en voie de disparition). Le gentil Papa va réprimander son fils et j’incite Sabrina à retourner jouer. L’homme revient dans la salle…

–  Bon, il devrait se tenir tranquille, maintenant.

Je ne peux pas résister, c’est plus fort que moi, je lui demande : « Est-ce qu’il tient ça de son père ? ». Mon superbe interlocuteur se met à rire,  dévoilant sa parfaite dentition Colgate :

–  Et si je vous disais que oui ?

–  Bah, tant qu’il ne court qu’un jupon à la fois, c’est correct ! (et tant que toi, tu cours le mien, on est en business, mon beau!)

–  Vous demeurez dans le coin ?

–  Oui, assez près. On arrive de la bibliothèque…

–  J’y vais souvent moi aussi, j’adore lire ! (Wow, un intello! Ne me demandez pas pourquoi, mais j’ai un faible pour les intellos… tant qu’ils ont une allure sportive).

–  Et vous lisez quoi ?, que je lui demande toute excitée par cet homme qui lit (je sais, j’suis bizarre!)

–  Le Guide de l’auto, la revue Chasse et pêche, la section des sports du journal… (POW!!!! Ça, c’est ma balloune qui vient de péter… Pour l’intello, on repassera ! De toute manière, il n’avait même pas de lunettes. Enfin, reste qu’il est magnifiquement beau, alors je ne vais pas me décourager pour si peu.)

–  Intéressant. Vous êtes amateur de plein air ?

–  Oui, j’aime être dehors, profiter du soleil.

–  Justement, mes filles et moi allons au parc juste à côté, ça vous dit de nous accompagner avec votre fils ? (Ouf! Quelle audace, je n’en reviens pas moi-même! C’est fou, l’effet du gras (et du gars) sur le système!)

–  Je pourrais y être dans une quinzaine de minutes. Je dois passer chez ma mère rapidement auparavant.

–  Parfait, pas de problème.

Si simple. Si efficace. Sur le fait, le fils de Beau-Mec entre dans la salle.

–  Nous allons aller vite vite chez grand-maman, puis on va aller au parc.

–  On va aller rechercher notre lavage, Papa ? Parce que j’ai hâte de remettre mon pyjama de Spider-Man… Penses-tu que grand-maman va nous avoir préparé de la lasagne puis du pâté chinois ? J’suis tanné de manger des grilled-cheese.

Merde. Subitement, mon instinct me crie de changer mes plans… Je fais comme si de rien n’était, mais je viens de prendre une décision : il n’est pas question que j’aille plus loin avec un homme qui n’est pas foutu de faire son lavage et de cuisiner. J’ai assez de trois enfants, je ne vais pas en ajouter un à ma charge, aussi beau soit-il ! Bon, il semblerait que je vais devoir continuer mes démarches… Mais je vais y arriver, je vous le dis ! Je n’ai pas dit (ni écrit) mon dernier mot! 😉

Le trio Mec-Beau, chez McDo, c’est de trop ! Mec-Beau son fils, ça va… Mais je digère mal la potentielle belle-maman qui vient avec…

Crédit photo : © Kollege

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Rencontre savoureuse pour consommation immédiate…

L'homme de mes rêves ? Il est souriant, sociable... et fait potentiellement du vélo ! Le match parfait, quoi !

Le mec pénètre dans la salle à manger réservée aux petites familles, ou du moins aux parents en solo avec progéniture affamée. J’essuie distraitement la goutte de salive qui mouille mes lèvres et je tente de fermer ma bouche qui demeure obstinément ouverte en constatant la beauté sublime de ce charmant papa (fiez-vous sur moi, mesdames… il est exquis).

Hum… Comme je les aime ! Grand (il doit faire 1 mètre 80 ou 6 pieds, peut-être plus!), élancé (je vous l’annonce, parce que je sens que je vais en parler souvent, mon principal critère physique est un gars « bedaine-free »… J’ai un faible pour les minces). Cheveux bruns courts, magnifiques yeux bleus. Ça y est, je craque… Il a un seul enfant : un petit garçon d’apparemment 4 ou 5 ans. Je prie intérieurement Saint-Antoine-de-Padou, le saint des causes perdues (j’ai perdu ma vie de couple et je cherche désespérément à la retrouver), pour que mes filles et le fils du papa à faire baver (un peu plus puis je me prends une bavette de plastique pour les besoins de la cause) avalent leurs croquettes et aillent digérer leur excès de gras dans les jeux au plus vite.

Pendant que nous finissons notre repas, j’en profite pour lancer quelques regards pas trop subtils (ben quoi, les gars, ça ne décodent pas facilement!) au papa en question, assis à la table juste en face de moi.

J’y vais pour quelques stratégies simples, mais qui ont fait leurs preuves.

1)  Le sourire.  Le premier test.  Ça fonctionne toujours (sauf si vous avez des dents manquantes, évidemment). Le mec me répond par un sourire lui aussi. Voilà qui augure bien.

2)  L’amabilité (faut que je passe pour une mère compétente et aimable). Même si ma plus vieille me demande encore une fois comment il se fait que je ne veux jamais leur acheter de trio pour enfants (j’achète plutôt un trio de 10 croquettes que je fais « grossir » et je divise le tout en 3. Économique et pas de gaspillage de nourriture!), je lui réponds CALMEMENT (pour la énième fois, parce que c’est la même rengaine à chaque visite dans le paradis du fast-food) qu’elles n’ont pas besoin d’autres jouets et je me retiens SOLIDE de lui faire ma critique de la société de consommation dans laquelle nous vivons… Résultat souhaité : le père constate que je suis une belle-mère potentiellement équilibrée pour son petit trésor…

3)   L’attrait physique. Même si on dit qu’en avril, il ne faut pas se découvrir d’un fil, moi je n’attends jamais le mois de mai pour faire ce qu’il me plaît… Ainsi, je suis vêtue de mes « jeans de drague » (le genre qui fait des fesses à la Jennifer Lopez) et d’une jolie camisole juste ce qu’il faut de moulant et de révélateur considérant le peu de poitrine que j’ai à mettre en valeur (mais de nos jours, un bon « push-up » et c’est réglé!). J’en profite pour me lever afin d’aider ma plus jeune, laissant le mec reluquer mes courbes à sa guise… Je vais ensuite porter un petit quelque chose à la poubelle, en sortant ma démarche « je suis sexy et je l’assume » et je reviens en lui souriant.

Ma proie est sur le point de craquer. J’en suis sûre. Comble du bonheur, nos enfants ont terminé leur dégustation de cholestérol frais et s’en vont dans la salle de jeux. Nous sommes seuls. Assis face à face. Je n’ose pas sortir le livre que j’ai amené pour passer le temps : « Le prince charmant des paresseuses ». Il pourrait penser que je n’ai pas envie de mettre de l’énergie à trouver l’homme de mes rêves. Dommage, j’ai laissé « Le Kama-Sutra des paresseuses » à la maison. Ça aurait pu lui donner des idées (quoique j’avoue avoir été un peu déçue par ce livre, que j’ai lu en diagonale, et là, je ne parle pas de la position de mon corps souple pendant la lecture).

Les secondes s’écoulent… J’ose, je n’ose pas ? Merde! Il semblerait qu’il est vrai que les Québécois ne draguent plus. Le mec me sourit à quelques reprises, mais il n’entame pas la conversation. Bon, est-ce que je passe en seconde vitesse ou je me contente de savourer mon MacPoulet en solo ?

La suite bientôt!

Crédit photo : © le niners

 
 

Comment faire de savoureuses rencontres…

Ouf, celui-là, même s'il a des lunettes, je n'ai vraiment pas envie de le savourer... 😉

Hum… C’était bon, c’était chaud. Je ne m’étais pas octroyé un tel plaisir depuis au moins 2 mois. J’étais plus que due. Je me sentais gourmande de m’y laisser aller, mais l’envie était apparue cette semaine plus forte que jamais, car l’invitation que j’avais reçue ne pouvait être refusée. L’argument, l’incitatif étaient trop forts. Ce mec roux à l’humour débordant savait comment me prendre… Il avait même le tour avec mes enfants, qui l’adorait…

Alors, je m’étais laissée aller. Encore une fois, j’avais succombé. Et là, je jouissais littéralement.

Ravie de ce moment de pur plaisir des sens, je pensais, en m’essuyant la bouche :

« My God, il n’y a vraiment rien de mieux qu’un MacPoulet extra mayonnaise pour égayer un samedi midi avec les filles au royaume de Ronald McDonald ! J’aime tellement ça, la période des coupons-rabais! C’est plus fort que moi, il faut que je vienne au McDo! Manger du fast-food en surveillant la ligne de mon portefeuille, c’est divin ! »

Bien oui, je suis cheap, économe. J’adore particulièrement le McDonald’s lorsqu’il y a des coupons. Alors, récemment, j’ai été servie (et trois fois plutôt qu’une!  Hum… Ça me rappelle certaines soirées que je ne raconterai pas maintenant, héhé). Mais j’ai été plus que servie, parce que savez-vous ce que l’on trouve chez McDonald le samedi midi dans la section de tables qui bordent les jeux pour enfants ?

Du bruit et des pleurs ? Des enfants qui jouent ? Des mères de famille qui se sentent obligées de manger les croquettes et les frites de leur marmaille pour ne pas gaspiller de nourriture et parce que ça leur fait une excellente raison d’ingurgiter encore plus de fast-food (bon, j’avoue, je parle pour moi ici!) ?

Oui, il y a un peu de tout cela, mais surtout il y a … des papas monoparentaux qui n’ont pas envie de cuisiner (ou qui ne le savent pas, ça dépend ça fait combien de temps qu’ils sont séparés)… Alors, si vous avez un peu de courage, si vous n’avez pas peur du ridicule (ni de faire du tort à votre culotte de cheval), si vous êtes un brin chanceuse, vous risquez fort bien de rencontrer, par un magnifique samedi midi, le mec de vos rêves…

Et, je suis gâtée ce midi, parce que devant moi se pointe devant moi un bel homme apparemment monoparental. En tout cas, il n’a pas de bague et aucune femme ne l’accompagne… Une occasion à ne pas manquer ? Si certaines draguent dans l’allée des biscuits, alors moi, c’est décidé, je vais cruiser au McDo…

C’est à suivre !

Crédit photo :  © Jimme, Jackie, Tom and Asha

 

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