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Rencontre savoureuse pour consommation immédiate…

10 Mai

L'homme de mes rêves ? Il est souriant, sociable... et fait potentiellement du vélo ! Le match parfait, quoi !

Le mec pénètre dans la salle à manger réservée aux petites familles, ou du moins aux parents en solo avec progéniture affamée. J’essuie distraitement la goutte de salive qui mouille mes lèvres et je tente de fermer ma bouche qui demeure obstinément ouverte en constatant la beauté sublime de ce charmant papa (fiez-vous sur moi, mesdames… il est exquis).

Hum… Comme je les aime ! Grand (il doit faire 1 mètre 80 ou 6 pieds, peut-être plus!), élancé (je vous l’annonce, parce que je sens que je vais en parler souvent, mon principal critère physique est un gars « bedaine-free »… J’ai un faible pour les minces). Cheveux bruns courts, magnifiques yeux bleus. Ça y est, je craque… Il a un seul enfant : un petit garçon d’apparemment 4 ou 5 ans. Je prie intérieurement Saint-Antoine-de-Padou, le saint des causes perdues (j’ai perdu ma vie de couple et je cherche désespérément à la retrouver), pour que mes filles et le fils du papa à faire baver (un peu plus puis je me prends une bavette de plastique pour les besoins de la cause) avalent leurs croquettes et aillent digérer leur excès de gras dans les jeux au plus vite.

Pendant que nous finissons notre repas, j’en profite pour lancer quelques regards pas trop subtils (ben quoi, les gars, ça ne décodent pas facilement!) au papa en question, assis à la table juste en face de moi.

J’y vais pour quelques stratégies simples, mais qui ont fait leurs preuves.

1)  Le sourire.  Le premier test.  Ça fonctionne toujours (sauf si vous avez des dents manquantes, évidemment). Le mec me répond par un sourire lui aussi. Voilà qui augure bien.

2)  L’amabilité (faut que je passe pour une mère compétente et aimable). Même si ma plus vieille me demande encore une fois comment il se fait que je ne veux jamais leur acheter de trio pour enfants (j’achète plutôt un trio de 10 croquettes que je fais « grossir » et je divise le tout en 3. Économique et pas de gaspillage de nourriture!), je lui réponds CALMEMENT (pour la énième fois, parce que c’est la même rengaine à chaque visite dans le paradis du fast-food) qu’elles n’ont pas besoin d’autres jouets et je me retiens SOLIDE de lui faire ma critique de la société de consommation dans laquelle nous vivons… Résultat souhaité : le père constate que je suis une belle-mère potentiellement équilibrée pour son petit trésor…

3)   L’attrait physique. Même si on dit qu’en avril, il ne faut pas se découvrir d’un fil, moi je n’attends jamais le mois de mai pour faire ce qu’il me plaît… Ainsi, je suis vêtue de mes « jeans de drague » (le genre qui fait des fesses à la Jennifer Lopez) et d’une jolie camisole juste ce qu’il faut de moulant et de révélateur considérant le peu de poitrine que j’ai à mettre en valeur (mais de nos jours, un bon « push-up » et c’est réglé!). J’en profite pour me lever afin d’aider ma plus jeune, laissant le mec reluquer mes courbes à sa guise… Je vais ensuite porter un petit quelque chose à la poubelle, en sortant ma démarche « je suis sexy et je l’assume » et je reviens en lui souriant.

Ma proie est sur le point de craquer. J’en suis sûre. Comble du bonheur, nos enfants ont terminé leur dégustation de cholestérol frais et s’en vont dans la salle de jeux. Nous sommes seuls. Assis face à face. Je n’ose pas sortir le livre que j’ai amené pour passer le temps : « Le prince charmant des paresseuses ». Il pourrait penser que je n’ai pas envie de mettre de l’énergie à trouver l’homme de mes rêves. Dommage, j’ai laissé « Le Kama-Sutra des paresseuses » à la maison. Ça aurait pu lui donner des idées (quoique j’avoue avoir été un peu déçue par ce livre, que j’ai lu en diagonale, et là, je ne parle pas de la position de mon corps souple pendant la lecture).

Les secondes s’écoulent… J’ose, je n’ose pas ? Merde! Il semblerait qu’il est vrai que les Québécois ne draguent plus. Le mec me sourit à quelques reprises, mais il n’entame pas la conversation. Bon, est-ce que je passe en seconde vitesse ou je me contente de savourer mon MacPoulet en solo ?

La suite bientôt!

Crédit photo : © le niners

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6 réponses à “Rencontre savoureuse pour consommation immédiate…

  1. Camille

    10 mai 2011 at 19:08

    Agace billet!! ;-p tu as trouvé la recette gagnante pour fidéliser tes lecteurs rapidement!!! J’ai hâte d elire la suite. C’est vrai que les québécois ne draguent plus. C’est dommage. Ça fuck tout le rapport de force entre hommes et femmes parce que nos mecs soi-disant évolués se sentent souvent menacés lorsque madame prend les choses en main, l’indépendance ça fait peur. Pour certains ça fait aussi « femme en chasse », mais les plus évolués d’entre eux apprécient que la femme fasse le premier move, ça les fait sentir désirable et la nature de l’homme étant ce qu’elle est souvent, les plus paresseux y trouvent largement leur compte.

     
    • Anik

      10 mai 2011 at 19:44

      Héhé… J’aime bien agacer… Mon côté chasseuse. Un jour, je vais raconter une anecdote que j’ai vécu de ce côté… J’sais pas si ça t’es déjà arrivé, mais un mec m’a déjà dit que j’étais TROP entreprenante, que ça l’empêchait de chasser… My God! Je ne pensais pas qu’un gars pouvait trouver qu’une fille avait trop envie… J’suis pas patiente, moi. Quand j’ai envie, je commence pas à attendre que l’autre fasse des moves s’il est pas assez vite! 😉 Enfin…

       
      • Camille

        11 mai 2011 at 20:02

        Ahaha!!! Ça m’est déjà arrivé aussi! Non mais le twitt!!! Allume!!! J’ai le goût, tu devrais être content et en profiter!! Tsss!!! Ça me rappelle mon ex qui me sortait qu’il n’était pas un objet sexuel quand j’avais le goût et lui pas. Maintenant, je me retiens un peu au début, histoire de pas faire peur eu gars et lui garder quelques surprises.

         
  2. seb haton

    11 mai 2011 at 05:21

    Ha ha ! Quel talent de conteuse !
    Sûr que tu auras la matière pour faire un ivre grandiose sur « comment j’ai foiré tous mes love-dates avant de trouver l’amour en rentrant dans un type à l’entrée du métro. » 😉
    séb h.

     
    • Anik

      11 mai 2011 at 09:45

      héhé… J’ai bien ton idée de titre pour un livre… 😉
      Justement, je recommence à prendre le métro la semaine prochaine pour aller enseigner au centre-ville de Montréal… Qui sait ?

       
  3. Anik

    12 mai 2011 at 08:15

    @ Camille
    Il y a des gars qui ne savent définitivement pas profiter de la vie!

     

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