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Se préparer le matin : la formule magique pour vivre la simplicité! (Conclusion)

Déjeuner... en toute simplicité! Un rêve devenu réalité!

Deux semaines passent. Les filles ont passé une semaine chez leur père, pendant laquelle je me suis levée sans réveil trop hâtif. Hummmm! Quel bonheur ! Mais ce calme retrouvé m’a aussi permis de faire germer une idée dans ma tête pour mes vendredis pressés. Et je vais la mettre en application ce vendredi… En fait, mon plan de match est très simple, mais d’une efficacité redoutable, je crois.

Jeudi soir, après le bain, j’invite les filles à choisir leurs vêtements pour le lendemain.

–  Choisissez un ensemble qui soit confortable.

–  Pourquoi ?

–  Vous verrez.

Chacune choisit ses vêtements, puis vient le temps de mettre la première étape de mon plan à exécution.

–  Bon, les filles, vous allez vous habiller maintenant. Vous dormez habillées, ce soir.

Encore une fois, je suis émue de voir que les enfants ne considèrent jamais comme vraiment farfelues des idées comme celle-ci. Dormir en pyjama, en costume d’Ève ou d’Adam, dormir habillé… Qu’importe! Mais pour moi, cela représente une bataille matinale de moins, car demain, mes princesses seront déjà vêtues à leur réveil.

La routine du dodo se passe sans anicroche et les filles filent vers leur lit, toutes habillées.

6h00… Mon réveil me ramène à la réalité. Douche, puis réveil des filles et tactique numéro 2 pour me faciliter la vie :

–  Les filles, vous avez une minute pour descendre en bas. Une pop tart vous attend, mais si vous ne descendez pas assez vite, c’est moi qui la mange.

Considérant ma gourmandise légendaire, elles prennent la menace très au sérieux. Une minute plus tard, elles sont installées devant la télé, que j’ai préalablement ouverte à une émission que J’AI choisie, pour éviter les conflits.

Wow! Calme. Tranquillité. Harmonie. J’ai même le temps de me faire un café et de le déguster en regardant mes courriels. À 6h50, les filles s’habillent. Comme je les ai convoquées dans l’entrée 5 minutes plus tôt, je peux laisser mes coquines faire preuve d’autonomie à leur vitesse sans stresser.

Nous embarquons dans ma fourgonnette et savourons le bonheur d’un matin sans stress. Il ne nous reste plus qu’à chanter, comme j’ai l’habitude de le faire dans l’auto ! À partir de maintenant, mes vendredis seront toujours faciles et sans anicroche. Suffit de coucher les filles habillées, de les attirer par un déjeuner inhabituel, puis de leur laisser un peu plus de temps pour se préparer à partir. Et voilà le travail! Un autre dossier de réglé! 😉

Crédit photo : © PSD

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Publié par le 27 avril 2011 dans Épisode hors-série (famille), Routines

 

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Se préparer le matin : la formule magique pour vivre la simplicité!

Il y a des matins où l'électricité est dans l'air

Notre petite promenade sur la piste cyclable derrière chez moi tirait à sa fin en cette belle journée printanière. Un petit vent chaud avait accompagné notre discussion portant à la fois sur tout et rien. J’arrivais à peine à me souvenir des sujets abordés. Tout ce que je retenais, c’était la tension entre nous. Entre moi et ce beau grand brun qui dégageait de la virilité à deux miles à la ronde. Cette tension avait grimpé lentement mais sûrement tout au long de notre balade. Une tension non pas négative, mais sensuelle, sexuelle… J’avais envie de ce bel adonis comme jamais… Trop d’abstinence durant les derniers mois, j’allais exploser. Il fallait qu’il se passe quelque chose. Je n’en pouvais plus. S’il existe un Dieu pour les pauvres mères monoparentales, il fallait qu’il exauce mes souhaits. Là. Maintenant. « Allez Dieu, je n’ai pas été très exigeante ces derniers temps, soit généreux ! Je te promets d’aller à la messe dimanche prochain!»

Arrivés dans ma cour arrière, comme divinement inspirée par la maxime « Aide-toi et le ciel t’aidera », je passe en mode action en regardant mon compagnon droit dans les yeux et en lui frôlant l’avant-bras doucement du bout de l’index :

–  Tu veux entrer prendre un café ? (J’en rajoute un peu, passant une main dans mes cheveux. Il s’en faut de peu pour que je j’humecte mes lèvres avec ma langue. Gardons des munitions (et une petite gêne, aussi)…)

–  Oui, avec plaisir, me répond-il avec un sourire qui me fait fondre.

Je le sens, il y a de l’ouverture. La chasseuse en moi aime ça. Nous entrons dans ma maison, et je me penche lentement pour retirer mes souliers, faisant une Jennifer Lopez de moi-même puisque j’ai l’impression qu’il reluque certaines de mes avantageuses courbes… Me relevant, je regarde mon invité avec une lueur de défi dans le regard. Je fais un pas vers lui, mes yeux l’ensorcelant. J’attends un instant que la magie fasse effet (entre autres, sous sa «braguette» magique…). L’homme s’approche doucement et dépose ses lèvres pulpeuses sur les miennes… Ses bras m’enrobent littéralement, et soudainement, c’est l’explosion. Nous nous laissons aller à la passion du moment. Nos corps communiquent par ce baiser tumultueux, alors que nos mains se mettent de la partie… Les siennes, de plus en plus insistantes, remontent le long de ma cuisse et…

« Tonight we gon’be hit on the floor…

Lalalalalalalallalala…

Tonight we gon’be hit on the floor…

Lalalalalalalallalala… »

Mon réveil vient de sonner. C’est Jennifer Lopez qui emplit ma chambre de son rythme endiablé. Voilà tout ce qu’il me reste de concret de ce rêve que j’aurais drôlement aimé continuer. Je n’ai qu’une envie, peser sur « snooze » et me rendormir. Il est 6h00 du matin et j’emmerde les réveils obligés du vendredi, parce que je travaille à 7h40. J’arrive à endurer bien des choses avec le sourire  dans la vie : le ménage, les impôts, les rendez-vous chez le dentiste ou le médecin, déglacer mon automobile l’hiver, les vendeurs d’assurance, me raser les jambes, les embouteillages… Mais me faire réveiller contre mon gré le matin, je n’y arrive pas sans avoir l’air bête. Trop difficile !

Enfin, il faut ce qu’il faut. Je me lève et me dirige vers la chambre des filles. J’ouvre la lumière, parce qu’en cette matinée hivernale, il fait encore noir. En guise de réponse, je n’obtiens qu’un grognement. Moi aussi, j’ai envie de grogner. Bah, je leur donne cinq minutes et je vais prendre ma douche.

Sous l’eau, je divague… Je pense aux vacances que je n’ai pas prises, à ce que je ferai en classe aujourd’hui, à ce que je vais mettre dans les lunchs. Palpitant !

–  Arggghhhhhhhhhh…

Merde, ma fille s’est levée et a tiré la chasse d’eau de la toilette. Ma douche est bouillante ! J’ai l’impression que je pourrais devenir la mascotte du Nouveau-Brunswick tellement je suis rouge comme un homard. Bon, au moins je suis bel et bien réveillée.

Retour à la case départ : chambre des filles. Deux d’entre elles gisent encore et toujours dans leur lit, telles des masses complètement amorphes. Ordinairement, je les comprendrais. Mais je travaille, ce matin, alors pour l’empathie, on repassera. Pour le compte en banque à 6 chiffres, on attendra…

Pour la phase 1 du réveil, on y va! Alors, une petite caresse et une voix douce indique :

–  Allez, les filles, c’est l’heure de se lever.

–  Je veux pas, bon !

–  Maman travaille, pas le choix. Allez! (hummm. La voix est un peu moins douce, soudainement).

–  Non.

Bon, il semblerait que la collaboration ne soit pas passée par ici cette nuit (bah, au moins j’ai eu la visite de l’homme de mes rêves). Alors, j’entreprends la phase 2 du réveil : inciter les filles à s’habiller, coûte que coûte.

Je choisis des vêtements, puis je les dépose sur leur lit.

–  Les filles, habillez-vous…

–  …

–  Les filles, c’est le temps de s’habiller!

–  …

Bon, phase 3 : j’habille carrément mes deux plus jeunes dans le lit, sans compter sur leur coopération. Je n’ai droit qu’à des soupirs et du chialage. Je réussis à vêtir mes jeunes, je les prends chacune dans mes bras (il faut bien que ça serve, des enfants : idéal pour se faire de méchants biceps), puis je descends au salon, de mauvaise humeur et implorant le ciel de me trouver un emploi à la maison d’ici peu… Et tant qu’à prier, j’aimerais aussi des enfants «auto-habillant» et «auto-nettoyant»… 

Enfin, j’installe mes filles devant la télévision. Je n’ai pas le dos tourné qu’un conflit éclate au sujet de l’émission à choisir. Ma plus jeune se met à hurler… Merde. Merde. Et remerde. Je suis levée depuis 20 minutes et j’en ai déjà marre de ma journée.

–  Tais-toi Gaby, les locataires font dodo en dessous…

Gaby n’en a rien à cirer. Elle continue de pleurer. Je dois la prendre et la retirer de la pièce, espérant que mes voisines d’en dessous sont sourdes de la feuille, ce qui est peu probable étant donné qu’elles sont dans la vingtaine.

Pendant que Gaby daigne terminer sa crise, je demande aux filles :

–  Qu’est-ce que vous voulez pour déjeuner ? J’ai des rôties ou des céréales.

–  Je vais prendre du gruau dinosaures.

–  Je répète : j’ai des rôties ou des céréales.

–  Bien là, je voulais du gruau.

–  Écoute, ce n’est pas sur le menu ce matin. On est en rupture de stock d’herbivores préhistoriques mangeables.

–  Bon, je vais prendre des céréales.

–  Moi aussi.

Je prends les céréales et les sers selon la méthode familiale, c’est-à-dire en formant un tas sur la table du salon pour chacune de mes filles. J’accompagne le tout d’un verre de lait. Elles ont seulement à prendre une gorgée après leur bouchée, et le concept de bol de céréales reste sauf!

Le temps passe. Je mange à toute vitesse, debout, tout en faisant mon 182e lunch de l’année. Puis, 6h55 : c’est l’heure de s’habiller pour partir.

– Les filles, on y va !

Elles arrivent sans rechigner. Mais la sauce tourne un peu… Gaby, du haut de ses trois ans, veut s’habiller toute seule, mais elle n’arrive pas à mettre son manteau puisque la manche est retournée. Je tente de l’aider, cependant j’ai droit à une crise parce que j’ose la brimer dans son autonomie. La sirène est partie, encore, et j’ai une pensée pour mes pauvres locataires… Sabrina s’habille, mais elle refuse de mettre ses bottes qui, supposément, lui font mal. Émilie ne dit rien, mais elle ne trouve pas ses gants. Elle les a probablement ENCORE laissés à l’école. Super, on gèle et pas de gants!

Je m’habille à travers le chialage et je sens ma tension artérielle monter en flèche. Direction véhicule, où j’accroche Gabrielle en la mettant dans son siège, et la voilà partie pour sa 3e crise matinale. Je n’en peux plus…

J’ouvre la radio et je me plonge dans la musique de Bruno Mars…  « The Lazy song »… C’est de circonstance. J’aurais bien aimé ne rien faire aujourd’hui et pouvoir me lever sans stress. Il doit bien y avoir un moyen de me faciliter la vie et d’éliminer cette désagréable course matinale, les jours où je travaille à 7h40. Je me promets de trouver une solution, coûte que coûte…

La suite, mercredi…

Crédit photo : © Tabrandt

 
 

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