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Archives Mensuelles: avril 2011

Se préparer le matin : la formule magique pour vivre la simplicité! (Conclusion)

Déjeuner... en toute simplicité! Un rêve devenu réalité!

Deux semaines passent. Les filles ont passé une semaine chez leur père, pendant laquelle je me suis levée sans réveil trop hâtif. Hummmm! Quel bonheur ! Mais ce calme retrouvé m’a aussi permis de faire germer une idée dans ma tête pour mes vendredis pressés. Et je vais la mettre en application ce vendredi… En fait, mon plan de match est très simple, mais d’une efficacité redoutable, je crois.

Jeudi soir, après le bain, j’invite les filles à choisir leurs vêtements pour le lendemain.

–  Choisissez un ensemble qui soit confortable.

–  Pourquoi ?

–  Vous verrez.

Chacune choisit ses vêtements, puis vient le temps de mettre la première étape de mon plan à exécution.

–  Bon, les filles, vous allez vous habiller maintenant. Vous dormez habillées, ce soir.

Encore une fois, je suis émue de voir que les enfants ne considèrent jamais comme vraiment farfelues des idées comme celle-ci. Dormir en pyjama, en costume d’Ève ou d’Adam, dormir habillé… Qu’importe! Mais pour moi, cela représente une bataille matinale de moins, car demain, mes princesses seront déjà vêtues à leur réveil.

La routine du dodo se passe sans anicroche et les filles filent vers leur lit, toutes habillées.

6h00… Mon réveil me ramène à la réalité. Douche, puis réveil des filles et tactique numéro 2 pour me faciliter la vie :

–  Les filles, vous avez une minute pour descendre en bas. Une pop tart vous attend, mais si vous ne descendez pas assez vite, c’est moi qui la mange.

Considérant ma gourmandise légendaire, elles prennent la menace très au sérieux. Une minute plus tard, elles sont installées devant la télé, que j’ai préalablement ouverte à une émission que J’AI choisie, pour éviter les conflits.

Wow! Calme. Tranquillité. Harmonie. J’ai même le temps de me faire un café et de le déguster en regardant mes courriels. À 6h50, les filles s’habillent. Comme je les ai convoquées dans l’entrée 5 minutes plus tôt, je peux laisser mes coquines faire preuve d’autonomie à leur vitesse sans stresser.

Nous embarquons dans ma fourgonnette et savourons le bonheur d’un matin sans stress. Il ne nous reste plus qu’à chanter, comme j’ai l’habitude de le faire dans l’auto ! À partir de maintenant, mes vendredis seront toujours faciles et sans anicroche. Suffit de coucher les filles habillées, de les attirer par un déjeuner inhabituel, puis de leur laisser un peu plus de temps pour se préparer à partir. Et voilà le travail! Un autre dossier de réglé! 😉

Crédit photo : © PSD

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Publié par le 27 avril 2011 dans Épisode hors-série (famille), Routines

 

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Se préparer le matin : la formule magique pour vivre la simplicité!

Il y a des matins où l'électricité est dans l'air

Notre petite promenade sur la piste cyclable derrière chez moi tirait à sa fin en cette belle journée printanière. Un petit vent chaud avait accompagné notre discussion portant à la fois sur tout et rien. J’arrivais à peine à me souvenir des sujets abordés. Tout ce que je retenais, c’était la tension entre nous. Entre moi et ce beau grand brun qui dégageait de la virilité à deux miles à la ronde. Cette tension avait grimpé lentement mais sûrement tout au long de notre balade. Une tension non pas négative, mais sensuelle, sexuelle… J’avais envie de ce bel adonis comme jamais… Trop d’abstinence durant les derniers mois, j’allais exploser. Il fallait qu’il se passe quelque chose. Je n’en pouvais plus. S’il existe un Dieu pour les pauvres mères monoparentales, il fallait qu’il exauce mes souhaits. Là. Maintenant. « Allez Dieu, je n’ai pas été très exigeante ces derniers temps, soit généreux ! Je te promets d’aller à la messe dimanche prochain!»

Arrivés dans ma cour arrière, comme divinement inspirée par la maxime « Aide-toi et le ciel t’aidera », je passe en mode action en regardant mon compagnon droit dans les yeux et en lui frôlant l’avant-bras doucement du bout de l’index :

–  Tu veux entrer prendre un café ? (J’en rajoute un peu, passant une main dans mes cheveux. Il s’en faut de peu pour que je j’humecte mes lèvres avec ma langue. Gardons des munitions (et une petite gêne, aussi)…)

–  Oui, avec plaisir, me répond-il avec un sourire qui me fait fondre.

Je le sens, il y a de l’ouverture. La chasseuse en moi aime ça. Nous entrons dans ma maison, et je me penche lentement pour retirer mes souliers, faisant une Jennifer Lopez de moi-même puisque j’ai l’impression qu’il reluque certaines de mes avantageuses courbes… Me relevant, je regarde mon invité avec une lueur de défi dans le regard. Je fais un pas vers lui, mes yeux l’ensorcelant. J’attends un instant que la magie fasse effet (entre autres, sous sa «braguette» magique…). L’homme s’approche doucement et dépose ses lèvres pulpeuses sur les miennes… Ses bras m’enrobent littéralement, et soudainement, c’est l’explosion. Nous nous laissons aller à la passion du moment. Nos corps communiquent par ce baiser tumultueux, alors que nos mains se mettent de la partie… Les siennes, de plus en plus insistantes, remontent le long de ma cuisse et…

« Tonight we gon’be hit on the floor…

Lalalalalalalallalala…

Tonight we gon’be hit on the floor…

Lalalalalalalallalala… »

Mon réveil vient de sonner. C’est Jennifer Lopez qui emplit ma chambre de son rythme endiablé. Voilà tout ce qu’il me reste de concret de ce rêve que j’aurais drôlement aimé continuer. Je n’ai qu’une envie, peser sur « snooze » et me rendormir. Il est 6h00 du matin et j’emmerde les réveils obligés du vendredi, parce que je travaille à 7h40. J’arrive à endurer bien des choses avec le sourire  dans la vie : le ménage, les impôts, les rendez-vous chez le dentiste ou le médecin, déglacer mon automobile l’hiver, les vendeurs d’assurance, me raser les jambes, les embouteillages… Mais me faire réveiller contre mon gré le matin, je n’y arrive pas sans avoir l’air bête. Trop difficile !

Enfin, il faut ce qu’il faut. Je me lève et me dirige vers la chambre des filles. J’ouvre la lumière, parce qu’en cette matinée hivernale, il fait encore noir. En guise de réponse, je n’obtiens qu’un grognement. Moi aussi, j’ai envie de grogner. Bah, je leur donne cinq minutes et je vais prendre ma douche.

Sous l’eau, je divague… Je pense aux vacances que je n’ai pas prises, à ce que je ferai en classe aujourd’hui, à ce que je vais mettre dans les lunchs. Palpitant !

–  Arggghhhhhhhhhh…

Merde, ma fille s’est levée et a tiré la chasse d’eau de la toilette. Ma douche est bouillante ! J’ai l’impression que je pourrais devenir la mascotte du Nouveau-Brunswick tellement je suis rouge comme un homard. Bon, au moins je suis bel et bien réveillée.

Retour à la case départ : chambre des filles. Deux d’entre elles gisent encore et toujours dans leur lit, telles des masses complètement amorphes. Ordinairement, je les comprendrais. Mais je travaille, ce matin, alors pour l’empathie, on repassera. Pour le compte en banque à 6 chiffres, on attendra…

Pour la phase 1 du réveil, on y va! Alors, une petite caresse et une voix douce indique :

–  Allez, les filles, c’est l’heure de se lever.

–  Je veux pas, bon !

–  Maman travaille, pas le choix. Allez! (hummm. La voix est un peu moins douce, soudainement).

–  Non.

Bon, il semblerait que la collaboration ne soit pas passée par ici cette nuit (bah, au moins j’ai eu la visite de l’homme de mes rêves). Alors, j’entreprends la phase 2 du réveil : inciter les filles à s’habiller, coûte que coûte.

Je choisis des vêtements, puis je les dépose sur leur lit.

–  Les filles, habillez-vous…

–  …

–  Les filles, c’est le temps de s’habiller!

–  …

Bon, phase 3 : j’habille carrément mes deux plus jeunes dans le lit, sans compter sur leur coopération. Je n’ai droit qu’à des soupirs et du chialage. Je réussis à vêtir mes jeunes, je les prends chacune dans mes bras (il faut bien que ça serve, des enfants : idéal pour se faire de méchants biceps), puis je descends au salon, de mauvaise humeur et implorant le ciel de me trouver un emploi à la maison d’ici peu… Et tant qu’à prier, j’aimerais aussi des enfants «auto-habillant» et «auto-nettoyant»… 

Enfin, j’installe mes filles devant la télévision. Je n’ai pas le dos tourné qu’un conflit éclate au sujet de l’émission à choisir. Ma plus jeune se met à hurler… Merde. Merde. Et remerde. Je suis levée depuis 20 minutes et j’en ai déjà marre de ma journée.

–  Tais-toi Gaby, les locataires font dodo en dessous…

Gaby n’en a rien à cirer. Elle continue de pleurer. Je dois la prendre et la retirer de la pièce, espérant que mes voisines d’en dessous sont sourdes de la feuille, ce qui est peu probable étant donné qu’elles sont dans la vingtaine.

Pendant que Gaby daigne terminer sa crise, je demande aux filles :

–  Qu’est-ce que vous voulez pour déjeuner ? J’ai des rôties ou des céréales.

–  Je vais prendre du gruau dinosaures.

–  Je répète : j’ai des rôties ou des céréales.

–  Bien là, je voulais du gruau.

–  Écoute, ce n’est pas sur le menu ce matin. On est en rupture de stock d’herbivores préhistoriques mangeables.

–  Bon, je vais prendre des céréales.

–  Moi aussi.

Je prends les céréales et les sers selon la méthode familiale, c’est-à-dire en formant un tas sur la table du salon pour chacune de mes filles. J’accompagne le tout d’un verre de lait. Elles ont seulement à prendre une gorgée après leur bouchée, et le concept de bol de céréales reste sauf!

Le temps passe. Je mange à toute vitesse, debout, tout en faisant mon 182e lunch de l’année. Puis, 6h55 : c’est l’heure de s’habiller pour partir.

– Les filles, on y va !

Elles arrivent sans rechigner. Mais la sauce tourne un peu… Gaby, du haut de ses trois ans, veut s’habiller toute seule, mais elle n’arrive pas à mettre son manteau puisque la manche est retournée. Je tente de l’aider, cependant j’ai droit à une crise parce que j’ose la brimer dans son autonomie. La sirène est partie, encore, et j’ai une pensée pour mes pauvres locataires… Sabrina s’habille, mais elle refuse de mettre ses bottes qui, supposément, lui font mal. Émilie ne dit rien, mais elle ne trouve pas ses gants. Elle les a probablement ENCORE laissés à l’école. Super, on gèle et pas de gants!

Je m’habille à travers le chialage et je sens ma tension artérielle monter en flèche. Direction véhicule, où j’accroche Gabrielle en la mettant dans son siège, et la voilà partie pour sa 3e crise matinale. Je n’en peux plus…

J’ouvre la radio et je me plonge dans la musique de Bruno Mars…  « The Lazy song »… C’est de circonstance. J’aurais bien aimé ne rien faire aujourd’hui et pouvoir me lever sans stress. Il doit bien y avoir un moyen de me faciliter la vie et d’éliminer cette désagréable course matinale, les jours où je travaille à 7h40. Je me promets de trouver une solution, coûte que coûte…

La suite, mercredi…

Crédit photo : © Tabrandt

 
 

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Comment se débarrasser de la télé et de l’ordinateur sans que les enfants rechignent ? – Conclusion

Si josais, je pense que je ferais pareil avec ma télévision...

C’est aujourd’hui que j’allais mettre à exécution mon plan d’élimination de la télévision et de l’ordinateur. Ma journée de travail terminée, je passe chercher mes deux plus jeunes filles à la garderie… Le matin, avant de partir de la maison, j’ai mis à exécution mon fameux plan…  J’ai débranché tous les écrans de la maison…  Simple, mais efficace ! Fallait juste y penser. Nous rentrons à la maison et Gaby se dirige vers la télévision alors que Sabrina souhaite jouer à l’ordinateur…

–  Les filles, il faut que je vous parle (ah, la phrase qui tue!)

–  Quoi, maman ?

–  Bien, vous ne pourrez pas écouter la télévision ou faire de l’ordinateur cette semaine. Il y a eu un problème électrique, la semaine dernière, et tous les écrans qui étaient branchés à une prise ont subi une surcharge électrique. Ils sont donc tous hors tension actuellement. L’électricien va venir réparer en fin de semaine, mais pour les trois prochains jours, vous ne pourrez pas écouter la télévision ni faire de l’ordinateur…

Je m’attends à une réaction explosive. Je ferme les yeux, j’ose à peine respirer… Elles vont capoter, crier, hurler, pleurer, frapper le plancher à deux mains… Ce sera l’apocalypse. J’attends la réaction et ce silence me semble tel celui qui précède habituellement les pleurs d’un enfant qui reprend son souffle pour mieux hurler… J’en ai des sueurs froides…

Rien. Rien ne se passe. Mes filles se dirigent vers la salle de jeu, tout simplement. Comme si de rien n’était. Sont-elles malades ? Ai-je rêvé ça ?

J’avoue que je suis estomaquée. Moi qui m’attendais à tout un lot de récriminations, l’annonce passe comme la nouvelle d’une coupure dans le budget du parti libéral… C’est dommage, mais nous sommes tellement habitués que ça nous glisse comme sur le dos d’un canard et la vie continue…

Eh oui! La vie continue… Les filles commencent tout bonnement à jouer… sans me demander de les divertir. Miracle ! Les miracles existent (tenez-vous le pour dit!)… Je m’empresse d’aller à mon ordinateur (comme c’est un portable, il n’a pas été affecté par la supposée surcharge électrique) pour travailler un peu pendant que ma plus petite s’installe pour lire alors que ma cadette explore la maison à la recherche d’une activité.

Bon, je me dis que, comme elles sont petites, cela explique la réaction. J’aurai sûrement droit à la crise avec ma grande de presque 8 ans… Justement, la voilà qui se pointe à la porte après une grosse journée d’école. Je lui fais état de mon mensonge technologique. Les termes compliqués et électriques ajoutent un élément de crédibilité à la situation. Elle gobe le tout et s’en va dans la salle de jeu…

Elle m’interpelle, en fouillant dans un grand sac bleu qui contient une foule de petits jouets :

– Maman, t’as sorti de nouveaux jouets parce que la télévision ne fonctionnait pas ?

– Euh. Non, c’est parce que ça fait six mois que ce sac est là, dans le coin. Vous n’avez juste pas pris le temps de regarder… C’est ça qui arrive quand on écoute trop la télévision, on ne remarque pas le reste…

Je n’en reviens pas de la faculté d’attention sélective de l’humain. On remarque bien ce que l’on veut (comme les défauts de sa belle-mère, par exemple! 😉 et vice versa!)

La journée passe sans problème. On en profite pour jouer dehors… Le lendemain matin, alors qu’habituellement, les filles déjeunent devant la télévision, on mange en famille et on jase… En soirée du jour 2, petite promenade à l’extérieur, un peu de dessin, heure du bain qui se prolonge légèrement, routine de lecture et de massage…

Pas de commentaire désobligeant relatif au fait que la télévision ne fonctionne pas. J’avoue que je suis soufflée… Évidemment, les choses auraient été toutes autres si j’avais simplement statué que la télévision et l’ordinateur étaient interdits. J’aurais eu droit à ton un lot d’arguments, de supplications, de chialage… Oui, je sais, ce n’est pas beau de mentir. Mais, je leur avouerai mon crime un jour (sur mon lit de mort, probablement)… En attendant, je viens de développer la certitude que mes filles sont capables de se passer de technologie pour un jour ou deux, de temps à autre…

Ça me donne l’idée de décréter une journée sans télévision par semaine… Une, ce n’est pas si cruel, non ? Enfin, comme j’avais été suffisamment méchante, au matin du jour 3, j’ai avisé les filles que mon ami, qui était passé la veille, avait réussi à réparer le problème. Il est passé pour un véritable héros… Ma grande m’a même transmis ce message :

« Tu lui diras un GROS merci de ma part. »

Les filles étaient ravies de retrouver leur grand et petit écran… Et moi, je suis prête à ma ou mes journées hebdomadaires sans télévision. Le dimanche et le jeudi ? Ouais, je crois que je vais essayer ça ! Oserez-vous ?

Crédit photo © kevindean

 
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Publié par le 20 avril 2011 dans Épisode hors-série (famille), Loisirs

 

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Comment se débarrasser de la télé et de l’ordinateur sans que les enfants rechignent ?

Dans le temps, on moins on faisait de lexercice en écoutant la télévision... Fallait se lever pour changer les chaînes!

Depuis plus d’un an, je n’écoute presque plus la télévision… J’alloue entre 90 et 135 minutes à mon petit écran par semaine, soit deux ou trois émissions d’une heure moins les publicités… (et le Québécois moyen écoute 23,8 heures par semaine) Le concept d’écouter la télévision en direct : connaît pas! Quand mon ex était à la maison, on suivait ensemble quelques séries, mais nous nous battions pour laisser la télécommande à l’autre. Personne ne voulait le contrôle de la télévision (ni le contrôle des finances, ni le contrôle des poubelles, mais le contrôle du BBQ, ça mon ex le voulait bien! Et moi j’avais le contrôle de la laveuse, probablement parce que j’aime quand ça brasse et que je « spine » pas mal)…

Enfin, tout ça pour dire que mes filles ne me voient jamais écrasée devant l’écran. On pourrait croire que ce modèle exceptionnel (bon, encore ce manque flagrant d’humilité! héhé) ferait en sorte qu’elles ne l’écoutent pas beaucoup non plus, mais il semblerait que ça ne fonctionne pas ainsi.

Mes filles ADORENT la télévision ! Elles ADORENT l’ordinateur! Elles ADORENT les bonbons (euh, je m’égare!). Dès qu’elles mettent les pieds à la maison, elles accourent vers l’écran de leur choix, comme une magasineuse accourant compulsivement devant les soldes du Boxing Day à peine la porte des magasins ouvertes, et elles s’installent dans cette confortable relation qui ne demande pas d’effort, mais ne stimule pas trop non plus (suis-je en train de parler de mon ex-relation avec le père mes enfants, moi là?).

Ah, la télévision et mes filles… Créativité : NULLE. Activité physique : NULLE. Qualité de sollicitation du cerveau : FAIBLE À NULLE. Le portrait n’est pas reluisant ! Mais, je l’avoue, la télévision et l’ordinateur demeurent bien pratiques pour occuper les enfants pendant que je vaque à quelques activités essentielles, comme partager mes réflexions songées sur Facebook, potiner au téléphone ou étirer ma « mince matinée » pour qu’elle devienne grasse à souhait ;-).

Enfin, récemment, un conflit intérieur a commencé à me ronger. Je voulais diminuer les heures d’écran de mes filles, mais je n’avais pas le cœur à supporter le poids de cette décision impopulaire, sachant fort bien que mes filles seraient très mécontentes et risquaient de se fier sur moi pour les divertir. Je me sentais comme une politicienne souhaitant passer une loi pourtant bénéfique pour la population, mais sachant fort bien que la grogne s’élèverait et que des conséquences devraient être subies. Mais comment faire en sorte que les filles passent moins de temps devant l’écran sans qu’elles déversent sur moi toute la responsabilité de leur divertissement ? Devais-je plutôt les laisser prendre l’habitude de dépendre d’un écran pour occuper la majorité de leurs loisirs ?

N’écoutant que mon courage, je me suis dit : « ASSEZ! ». Je vais couper la télévision… Mais courageuse, je ne le suis pas tant que cela… Pourquoi affronter quand on peut contourner ? Je me suis donc posé la question « Comment pourrais-je diminuer l’utilisation de la télévision et de l’ordinateur sans avoir à passer pour la méchante et à gérer les revendications constantes des filles ? » Je les voyais déjà avec leur pancarte s’insurgeant devant cette grande injustice de la vie : « La télévision est un droit de l’enfance. Redonnez-nous la télé! ».

C’est alors que j’ai eu le flash qu’il me fallait. L’idée de génie pour arriver à mes fins sans avoir à argumenter une miette… D’accord, cela exigeait de ma part un petit mensonge… Tout petit… Mais toute vérité n’est pas bonne à dire, paraît-il… Comme je n’avais les filles que trois jours cette semaine, l’occasion était trop belle. Il me fallait la saisir! À deux mains, pleinement…

La suite ici

Crédit photo : © videocrab

 
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Publié par le 18 avril 2011 dans Épisode hors-série (famille), Loisirs

 

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Bonne journée!

 
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Publié par le 8 avril 2011 dans Billets à découvrir ailleurs

 

Comment mettre fin à son célibat… vraiment pas vite!

L'amour sera-t-il au rendez-vous ? (S'il paye la note, peut-être!)

Il est 20h30 tapantes. Je pénètre dans le Starbucks, à la recherche d’un beau gars. Pas de beau gars à l’horizon. Je me commande un frappucino que je me paie moi-même… Décidément, ça commence mal… Quoi que, quand j’ai un café glacé orné de crème fouettée devant moi, je suis toujours heureuse (jusqu’à ce que je me remémore le nombre de calories là-dedans, merde!).

20h35… Bordel, qu’est-ce qu’il fout ?

20h40… Dans 5 minutes, je lève les pattes.

20h43. Le beau gars en question entre dans le restaurant. Fait surprenant, il arrive à m’identifier, même si je ne porte pas de fleurs à la boutonnière ou autre signe distinctif et quétaine du genre. Il se dirige vers moi au même rythme que ses prises de décisions.  L’installation d’une borne de ravitaillement sera-t-elle nécessaire?  Un petit jogging?   Au moins une amplitude de foulée m’apparaîtrait flatteuse.

–  Euh, excuse-moi, je me suis perdu. J’ai appelé chez toi à 20h30 pour te dire que j’étais en retard.

La confirmation flagrante qu’il n’est vraiment pas vite me surprend encore… Si je te dis que je suis ponctuelle, mon homme, ça veut forcément dire qu’à l’heure du rendez-vous : JE NE SUIS PAS CHEZ MOI!!! Enfin. Passons. Pas-vite (c’est vrai, il a un prénom, mais j’opte pour ce sobriquet qui lui va tellement bien) va se chercher un breuvage et vient s’asseoir à la même vitesse.

Comme l’être humain, et moi en particulier, est un être d’espoir, je m’attends à ce qu’il me pose des questions. Silence radio. On dirait bien que Germaine ici présente va devoir mener la conversation ou perdre son temps à admirer Pas-vite (qui est vraiment beau, je dois dire), pendant que les calories de mon frappucino s’éliminent à la sueur de mon impatience. Bon, il semblerait que je doive me résigner à ouvrir ma belle petite bouche aux lèvres pulpeuses (il ne faut jamais rater une occasion de se complimenter soi-même. C’est bon pour l’estime, et ça fait en sorte qu’on dégage une meilleure image lors des rencontres. Astuce gratuite, profitez-en!).

–  Tu disais sur ta fiche que tu avais une fille. Elle a quel âge ?

–  Euh… (deux secondes s’écoulent, quel progrès!) 5 ans.

–  (Bon, il faut que je pose des questions à développement, ça a l’air!) Et ça va bien la garde (oups, il faut que je change la formulation, il va me dire juste « oui »), je veux dire, comment trouves-tu ça ?

–  Ben (trois secondes… voire quatre!), actuellement… (deux autres secondes… il va me rendre folle!), je reste chez mes parents (LOOSER!!!), et j’ai la garde la majorité du temps, parce que la mère de la petite est en dépression (causée par un excès d’attentes lassantes) et elle n’est pas capable de s’en occuper…

–  Ah, dommage. Ce ne doit pas être évident pour toi.

–  Bien (trois secondes)… Mes parents m’aident beaucoup.

–  Ah. (Câline, je n’ai pas le goût de lui poser de questions. Et si j’attendais TROIS secondes, pour voir ?)

Silence de cinq secondes (j’suis faite forte!).

–  Et toi (wow, il me parle de lui-même!), tes enfants, ça va ?

–  Oui, mais justement, (lorsqu’on m’ouvre une porte…) j’ai ma plus petite qui s’est mise à faire de la fièvre tantôt, alors je vais devoir écourter notre rendez-vous. Je dois partir dans cinq minutes.

–  Ah. C’est dommage (que d’émotions dans la voix, décidément, même ses émotions prennent aussi trois secondes à émerger!).

Silence de six secondes. Et si je m’arrêtais pour bâiller? Non, mon rapide tempérament ne peut attendre.

–  Et comme loisirs, tu fais quoi ? (Laisse-moi deviner, du vélo de course avec Grégory Charles ? ah, que je suis ironique…)

–  Euh… (trois secondes). Bien je jouais au badminton au secondaire. Là, bien je passe du temps avec mes parents. On va au restaurant des fois. On joue aux cartes.

– Ah, c’est absolument FAS-CI-NANT. Mais je vais vraiment devoir y aller. Passe une belle soirée.

Et je me sauve le plus vite que je peux… Même sans la caféine ingurgitée, je crois que j’aurais tout autant couru… Je suis allée chez mon autre amie passer le reste de la soirée. Au moins, je n’ai pas tout perdu. Heure d’arrivée du pas-vite : 20h43.  Heure de mon départ : 21h05. Heure d’arrivée chez ma copine : 21h12! Elle n’en revenait pas…

Épilogue

Le lendemain, j’ai reçu un message courriel de Pas-Vite me disant que j’étais vraiment jolie, aimable et intéressante. Rien concernant mon énergie débordante. Pfff. Il manifestait son intérêt à me revoir. J’ai répondu, poliment, après trois longues secondes de réflexion (je veux dire trois nanosecondes) : «Merci de cette gentille offre, mais je vais devoir décliner.»

Morale de cette rencontre

Si vous n’aimez pas la façon dont votre « blind-date » s’exprime au téléphone, ne vous tapez pas un rendez-vous en plus, ça ne sera pas mieux en personne !

Et n’oubliez pas : « Une «petite vite» vaut mieux que deux «tu ralentiras»… »

 
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Publié par le 7 avril 2011 dans Épisode 1, Célibat, Rencontres, Séduction

 

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Comment mettre fin à son célibat… pas trop vite!

La voie vers la vie de couple est pavée de bonnes intentions... (L'enfer aussi... héhé!)

L’homme de ma vie sera-t-il au bout du fil ? Je compose le numéro de Steve, mon potentiel premier rendez-vous étant à ma portée. Deux semaines. Voilà le temps que je me suis donnée pour arriver à mes fins. Alors, vaut mieux pour moi commencer. Pas de temps à perdre. Ça sonne… Une fois, deux fois, quatre fois, six fois (coudonc, homme de ma vie, réponds!)

– Allô, fait enfin une belle voix à l’autre bout. (Ah, la voix est agréable, ça augure bien! Deux morceaux de robots!)

– Allô, c’est Anik, du réseau de rencontres. Ça va ?

– (Trois secondes s’écoulent… vite de même, il me semble que c’est un long temps de réflexion pour une question qui, somme toute, doit lui avoir été posée aux moins 15 343 dans sa vie) Euh… Oui.

–  (Bon, il ne renchérit pas avec une question, je vais devoir continuer. Go, Anik, Go!) Je t’appelle pour qu’on fixe notre rendez-vous de ce soir. Avais-tu des envies en particulier ?

–  (Trois autres secondes… quatre même… Décidément, ça devient une habitude) Euh… Non, c’est comme tu veux.

–  Ok, bien on peut aller au Café Dépôt sur la 13 ou au Starbucks sur St-Martin. Qu’est-ce que tu préfères ? (On dirait que je me sens mal dans mon rôle de Germaine… Oui, mesdames, c’est bien vrai, je n’aspire pas à gérer. Je prie intérieurement pour qu’il décide).

–  (Trois secondes… arghhhh!!!) Euh. Ça ne me dérange pas.

–  Bon, bien dans ce cas, on va aller au Starbucks (pour un pas vite comme ça, au moins je sais que le service va être rapide dans la soirée, puis que ça va me coûter seulement 4,49$ en investissement caféine + taxes). 20h30, ça te va ?

–  (Devinez quoi : trois secondes !) Euh… Oui.

–  Sois à l’heure, je suis très ponctuelle (j’insiste!!!). À ce soir.

Alors que mon instinct me crie, que dis-je, HURLE, de le rappeler pour annuler le rendez-vous, je me dis que ça ne se fait pas et je garde le cap. Toutefois, je prends la peine de répondre à une amie qui m’invite pour la soirée qu’il y a de fortes chances pour que je sois chez elle à 21h30… À voir !

Vais-je être déçue ou aurais-je plutôt une belle surprise ?

La suite jeudi…

 
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Publié par le 5 avril 2011 dans Épisode 1, Célibat, Rencontres

 

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