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Archives de Catégorie: Épisode hors-série (famille)

Le couple : un outil d’amélioration ?

Dans un couple tricoté serré, chacun peut aider l'autre à se débarrasser de ses mailles... je veux dire, de ses failles... 😉

J’ai fait un constat sur le couple cette semaine, mais c’est passé par une réflexion de nature familiale. Alors que je parlais avec mon chum de nos vies de famille respectives, j’ai une fois de plus réalisé que les choses n’allaient pas à mon goût dans cette sphère de ma vie. Cependant, je sens que je suis prête à relever le défi et à améliorer mes relations et mon quotidien avec mes filles. J’en ai maintenant l’énergie puisque j’ai, en gros, terminé de refaire les fondements de ma vie depuis ma séparation (réorientation de carrière, réappropriation de la liberté et du temps pour moi, nouvelle vie de couple stable). Je peux donc me consacrer comme il se doit à ma famille.

Or, ce n’est pas toujours facile d’être mère de trois filles… Je l’avoue, je pogne les nerfs et j’ai souvent l’impression de manquer de liberté. Mais ce n’est pas là la vie de famille que je veux. J’aspire à mieux. Or, c’est là que la beauté du couple vient jouer un rôle déterminant.

Oui, je pourrai m’améliorer pour ma fierté personnelle. Mais c’est tellement plus motivant quand une autre personne peut nous accompagner dans le changement, quand on peut verbaliser à quelqu’un nos petits et grands pas. Je lisais dernièrement dans un livre, L’Ultime échelon (que vous pouvez gagner en visitant ces billets), que le concept de SUIVI était essentiel pour toute amélioration durable. Or, l’auteur préconisait un suivi « par une autre personne » à qui on fait un compte-rendu de nos efforts, de notre évolution. L’autre n’est pas là pour juger, seulement pour accompagner, écouter.

Et je trouve que notre partenaire de vie joue ce rôle à merveille, car comme on compte pour lui, comme on a une relation spéciale, il me semble que le suivi est meilleur.

Enfin, tout ça pour dire que j’ai la conviction que j’attendrai mon objectif de devenir la mère que je veux être (et évidemment, c’est ma définition de mère à moi, qui n’est pas nécessairement très standard, mais qui est en accord avec les valeurs que je veux transmettre à mes filles), et ce, d’ici le 31 décembre, parce que je peux compter sur mon amoureux pour faire le suivi, et je veux qu’il soit, lui aussi, fier de moi…

Votre partenaire de vie, il vous a déjà motivé à effectuer un changement mineur ou majeur dans votre vie ?

 

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Nuit mouvementée comme jamais…

4h12… Une envie irrépressible me réveille… Mon corps est soudainement en émoi… Dix minutes d’intensité à un rythme effrené mais régulier… Des frissons qui me parcourent…  C’est terminé. À côté de mon lit, je constate un tas de mouchoirs utilisés pour ramasser les dégâts cette activité nocturne imprévue. Et alors que je m’apprête à dormir, la chaude personne tout près s’active à nouveau… Je décide de la masser, histoire de la calmer un peu… Elle se rendort à mes côtés.. Nous sommes épuisés…

Traduction : Mes foutues allergies saisonnières m’ont réveillée subitement à 4h12, et j’ai éternué aux 10 secondes pendant 10 minutes, jetant mes mouchoirs par terre à côté de mon lit pendant la durée de la crise, qui me faisait frisonner. Quelques minutes plus tard, ma petite dernière s’est réveillée en toussant beaucoup, j’ai dû lui masser le dos et le ventre avec du Vick’s pour calmer la toux, puis elle est venue dormir avec moi…

Ah, la réalité de maman dépasse souvent la fiction de la femme en nous…

 

Chambres en ville, version banlieue – Conclusion

J'ai dit de ne pas sauter sur le lit, il me semble!

La mise en pratique

On soupe tranquillement devant la télévision : mon cerveau est généralement à OFF le vendredi, alors pas de conversation pendant le souper et, idéalement, pas après non plus ;-). Pendant que je ramasse la vaisselle en pensant à mes vieux pêchés (je vous laisse imaginer le pire… hihi!), j’entends un bruit terriblement doux à mon oreille : le bruit des enfants en train de « ne pas se chicaner »… La maison est tranquille, les filles placotent au 2e étage. Elles doivent être en train de foutre le bordel ou quelque chose dans le genre, mais je m’en balance (un peu de tranquillité, ça n’a pas de prix… pour le reste, il y a VISA).

Oui, ça me passe par-dessus la tête parce que je peux prendre mon café pénarde en écoutant Lady Gaga ou les Black Eyed Peas (il faut bien que je me garde jeune!) et en nettoyant la cuisine (j’ai toujours eu pour principe de faire les choses au fur et à mesure, sauf le ménage de mes papiers financiers! Ça, je préfère avoir une grosse pile pour m’y attaquer avec une motivation semblable à celle que j’éprouve juste avant mon examen gynécologique annuel…).

Enfin vient l’heure du dodo. Je monte et prépare les filles en les menaçant juste ce qu’il faut pour qu’elles se brossent les dents. Je leur demande alors où elles ont décidé d’élire domicile pour la nuit. C’est Sabrina qui dispose de la priorité de choix ce soir.

– Ah, mais on dort toutes les trois ensemble, maman !

– Comment ça, vous ne pouvez pas dormir deux dans le même lit, c’est trop petit !

– Non, viens voir !

Mes débrouillardes de filles (ah, telle mère, telles filles… je me donne une petite tape sur l’épaule!) ont pris le matelas qui traînait dans une chambre et l’ont mis par terre dans l’autre chambre. Ainsi donc, ce n’est pas deux lits qui y trônent, mais trois lits, ne laissant pratiquement plus un centimètre carré de plancher de visible. Wow, ça va être rapide pour la balayeuse! Moi qui cherchais un moyen d’aller plus vite dans le ménage (pour ne pas dire « de me débarrasser » de mon ménage).

Mes puces ont pris la peine de faire le 3e lit, et tout est prêt pour accueillir mon trio. Comme c’est vendredi et que la seule raison valable qui me vient à l’esprit pour enlever le matelas de là est que c’est plutôt laid, une chambre sans plancher, je les laisse faire.  Allez discuter esthétique avec trois enfants ! Ils vous diront que c’est donc beau, le collier ou la coiffure qu’elles vous ont faits, sans comprendre pourquoi vous vous débarrassez du tout avant de sortir à l’extérieur.

Alors, beau pas beau, les filles ont ma bénédiction pour dormir à trois (ah, je pense que mon futur devrait aimer le concept, lui aussi, héhé!) : je n’ai pas envie d’argumenter et mon spa m’attend dans la cour. Mon instinct me dicte toutefois d’attendre quelques minutes avant de profiter des bulles de mon bain extérieur.

Ce fameux instinct ! Si sage, si précis et pourtant, si peu souvent écouté (c’est comme pour ma mère, on dirait). Enfin, ce soir, j’ai la prévoyance de m’en tenir à ce qu’il me dicte. Alors, je me dirige vers mon ordinateur pour répondre à quelques courriels avant de relaxer…

Puis j’entends cet autre bruit, du type de ceux que j’aime moins… : petits pas dans les escaliers suivis d’un «MAMAN!» qui m’apostrophe comme si j’avais le mot SOLUTION de tatoué dans le front. Ma grande commence sa litanie avec son ton de Germaine en devenir (je plains son futur copain, sérieusement):

– Là, Gaby n’arrête pas de chanter puis ça m’empêche de dormir. Je ne veux plus qu’elle dorme avec nous ! (La dictatrice a parlé!)

–  (On se calme, mademoiselle! Bon, respire maman… Vaut mieux en rire!) Ah, bien tu sais, quand on décide d’unir son territoire à celui d’un autre, il faut subir les conséquences de l’union et on risque de se faire avoir au change (surtout au change de la péréquation)… Et comme on ne va pas faire de référendum ce soir, bien la séparation n’est pas possible ! Il va falloir que tu apprennes à vivre avec ta sœur…

–  Euh… (haha, je t’ai déstabilisée avec ma réponse, hein ? C’était le but!) Qu’est-ce que tu racontes, maman ? C’est quoi un référendum ?

–  C’est une question compliquée pour obtenir une réponse simple… Laisse faire… Je vais aller régler le problème de vos trois solitudes…

Je monte et semonce ma terrible three (elle n’a pas encore intégré son âge, on dirait, et son « terrible two » fait du temps supplémentaire malgré qu’elle ait 37 mois).

–  Gaby, si tu n’arrêtes pas de faire la fête, tu vas aller dormir toute seule. Arrête d’imiter Rhianna puis dors !

Je borde son petit corps rempli d’énergie, redonne un bisou à mes filles, puis je redescends… J’attends les 12 minutes réglementaires selon la convention des mères qui veulent relaxer après avoir rebordé leurs enfants, puis je constate que mes filles sont enfin dans les bras de Morphée (j’irais bien moi aussi, il paraît qu’il est bien roulé)…  Enfin, je peux aller plutôt dans les bras de mon spa! Que demander de mieux ?

Les filles ont finalement dormi ensemble toute la semaine. J’aurais pourtant cru que l’une ou l’autre d’entre elles auraient sauté sur l’occasion d’avoir la paix, mais bon, ça doit être la vision égocentrique de la fille unique que je suis qui vendrait son âme (ou presque) pour que mon stock de paix et de tranquillité soit toujours à flot. Enfin, il semblerait que les enfants aiment mieux être dans le même centimètre carré à se chicaner et à entendre l’autre fausser que d’être seuls et en paix…

Ce « co-dodo »soude les liens de la fratrie et si jamais je déménage dans une maison plus petite, bien mes filles ne pourront pas se plaindre qu’elles sont toutes dans la même chambre… elles auront été habituées à la dure ! 😉

Enfin, j’aime beaucoup cette sensation de partage du territoire et que toutes puissent se sentir à l’aise de s’y promener. Je me dis que cette souplesse de lit… (et je ne parle pas de la souplesse du type « Cirque du Soleil » qui peut elle aussi être bien pratique au lit, une fois adulte, héhé! Futur chum appréciera !)… enfin, cette souplesse de lit leur servira la vie durant à s’adapter plus facilement aux changements !

Vous avez envie d’essayer ?

 

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Chambres en ville, version banlieue – 1re partie

Les joies des dortoirs... Ou comment apprendre très jeune à endurer les ronflements...

Dernièrement, j’ai présenté un mec à ma meilleure copine… Ma meilleure copine, seule survivante de l’espèce des célibataires dans mon entourage. Dernière  membre restante que je connaisse intimement du clan des mères monoparentales…  Évidemment, je ne suis pas unique en mon genre. Il y a un tas de mères assumant seules la vie familiale (et souvent, avec une facilité accrue et déconcertante due à l’énergie libérée du fait de ne plus avoir à chialer contre un homme qui n’a pas compris les joies de notre méthode infaillible pour faire le ménage).

Mais le fait est que maintenant, puisque ma copine a trouvé l’âne sœur (oups, je veux dire l’âme sœur… drôle de lapsus!), bien elle est entrée dans un long processus de nettoyage de sa maison, pour accueillir l’homme en question, ses enfants et tout son lot de trucs inutiles (comme une pile de vêtements trop grands et de chandails qui transpirent les années 80; je soupçonne mon amie de faire en sorte que ces boîtes disparaissent nébuleusement dans le déménagement!).

Enfin, ma copine se départissait d’un lit simple et de deux matelas pratiquement neufs, puisque son chéri était déjà équipé de la sorte pour sa progéniture… Elle m’offre donc, avec son tact habituel :

–  Écoute, j’ai un lit à donner et je le mets au chemin ce soir. C’est à prendre ou à laisser. MAINTENANT!

N’écoutant que mon instinct d’économe (et Dieu sait que cet instinct carbure aux épinards, tellement il est fort), je me dis qu’un lit gratuit, ça peut toujours servir. Surtout que la positive en moi sait pertinemment qu’un jour, le fils de mon futur chum dormira de temps à autre à la maison (la visualisation, c’est essentiel, je vous le jure!). Ma copine m’offre même les draps bleus qui vont avec le lit. Une aubaine !

Je saute dans ma grosse Dodge Grand Caravan que j’ai débarrassée de ma poussette double et de tous les objets qui entravent ma valise : parapluie, sacs vides, livres de lecture d’enfants, collection de roches de ma petite dernière, verres vides de plastique du Tim Hortons (apparemment la caféine de mes de Cappucinos glacés ne me pousse pas à ramasser mes verres vides)… Dix minutes et un gros sac de vidanges plus tard, je suis prête à partir.

Évidemment, j’ai pris le temps d’appeler le clan Panneton au préalable, c’est-à-dire mon excellent ami Daniel, pour m’assurer qu’il pourra m’aider à monter le lit dans la chambre de ma fille. J’ai beau jouer au badminton et avoir les biceps d’une fille qui s’entraîne, j’ai encore besoin d’un véritable mâle pour certaines tâches, dont une à laquelle je préfère ne pas faire référence ici, de peur que ça me rappelle depuis combien de temps je ne me suis pas attelée à cette tâche, justement. Ça va « venir », c’est le cas de le dire! ;-).

Enfin, je reviens à la maison, ma fourgonnette pleine à craquer. J’appelle Daniel, qui arrive avec son autre copain Daniel, et les  « deux Dan » me font la preuve de leur virilité en montant mon lit à l’étage le temps d’un soupir…

Impressionnée de leur compétence, et ma foi pas mal profiteuse et ratoureuse (non, mais je ne peux pas avoir juste des qualités), je leur demande  innocemment, mais d’un ton qui ne tolère pas le refus :

–   Les boys, vous faites vraiment bien ça… Ça paraît que vous faites du sport. On jurerait que vous vous entraînez (toujours flatter dans le sens du poil quand vous voulez qu’un homme vous aide, retenez cela, mesdames!) Auriez-vous la gentillesse de déplacer les autres meubles de la chambre pour que ce soit plus joli ? Ça me ferait TELLEMENT plaisir ! Toute seule, je ne serai pas capable (et hop, un petit clignement de cils avec un sourire en coin, une dose de « pauvre petite femme qui fait pitié »… question de terminer l’opération « séduisons les déménageurs », et le tour est joué).

Mes copains s’exécutent fiers de démontrer leur force à l’œuvre (ça aime se sentir utile, un homme!), et voilà la chambre de ma fille cadette équipée de deux lits jumeaux.  Je suis curieuse de savoir comment les filles réagiront à la vue de ce changement… Le 2e matelas, dont je ne sais trop quoi faire, est déposé dans la seconde chambre, adossé au mur. Évidemment, j’aurais pu lui trouver un meilleur emplacement, mais remettre au lendemain, c’est un luxe dont je me prévaux de temps à autres (à défaut d’autres luxes comme des voyages dans le Sud. Moins cher et tout aussi relaxant!).

Accotée contre le matelas, j’ai un flash! L’un de mes nombreux et fréquents flashs, surtout selon mon amie Edith, qui a d’ailleurs tendance à penser que certains de ces flashs pourraient très bien ne pas être matérialisés ou même divulgués tellement ils sont poussés loin… Enfin, j’ai toujours pensé que la créativité et les idées se cultivent, alors je me fais un devoir d’en avoir le plus possible, même si elles sont ridicules.

Alors voilà : et si, plutôt que d’avoir une chambre attitrée, mes filles avaient le loisir de choisir leur lit chaque soir ? Quatre lits, trois filles ! Un univers de possibilités (et si ça pouvait les faire dormir plus longtemps, ce n’est pas moi qui m’en plaindrais)! Ce concept révolutionnaire fait un peu comme si mes enfants étaient en vacances à l’hôtel chaque nuit, avec un lit différent.

Après tout, s’il y a à Laval, en l’honneur du quartier Fabreville, le motel Fabreville (bon, les suites «spécialisées» de ce motel suscitent encore dans mon cerveau des idées coquines, attachez-moi quelqu’un ! Euh… mauvaise idée! Le but est de penser à autre chose. Foutu sexe ! 😉 )… Enfin, si le motel Fabreville existe, pourquoi pas, dans un autre registre, le motel Auteuil, mon sympathique quartier lavallois… Mes filles pourront réserver un lit différent chaque soir, comme en vacances !  

Pour ma part, je préfère conserver l’usage exclusif de mon lit king très spacieux, même si bizarrement, je dors à l’extrême gauche… Ça s’explique tout de même par le fait que je dors le plus loin possible du réveil-matin (il m’énerve celui-là!, surtout quand il sonne à 6h du matin!), et que je garde de bonnes habitudes pour que mon futur chum n’ait pas à pester contre le fait que je dors en étoile dans le milieu du lit ou que je tire toutes les couvertures ! Il faut mettre toutes les chances de son côté, c’est le cas  de le dire…

Enfin, c’est décidé ! Ma maison deviendra une « maison à chambres ouvertes », sauf pour la mienne! 😉

J’ai bien hâte de voir la réaction des filles ! Voudront-elles préserver leur territoire (par chance, elles ont passé l’âge de faire pipi par terre, c’est plus la technique de crêpage de chignon qui les motive) ou profiteront-elles de cette occasion pour fraterniser avec leurs sœurs selon l’inspiration du moment ?

L’annonce

C’est vendredi. Je reprends les filles à la garderie et Émilie revient en bus de l’école. Dès que mon trio est à la maison, mon aînée me demande :

–   Bon, qu’est-ce qui a changé cette semaine ? (Euh… je suis un peu surprise de la remarque, mais il est vrai que j’ai cette tendance à changer les meubles de place dans au moins une pièce chaque fois que je me retrouve dans ma semaine en solo. L’impression d’avoir une nouvelle maison pour une fraction du prix et sans le trouble du déménagement. Avouez que c’est une stratégie gagnante!)

–  Allez voir dans la chambre de Sabrina!

Les filles montent les escaliers comme une horde d’éléphants devant un bananier, c’est-à-dire avec un bruit d’enfer et sentant que quelque chose d’agréable est en vue!

–  WOW ! COOL !

La réaction que j’avais prévue est la bonne. Mes filles, habituées aux tourbillons de changements depuis leur jeune âge, sont heureuses de voir que la chambre dispose maintenant d’un matelas de plus pour sauter dessus (euh… je veux dire d’un matelas de plus pour dormir paisiblement).

–  Qui va dormir là ?

–  Bien, je pensais que vous pourriez choisir chaque soir qui veut dormir avec qui (est-ce que je suis en train de leur expliquer le concept d’amour libre, moi là ?)… Chaque soir, l’une d’entre vous va avoir la priorité du choix (c’est le choix du Chef, comme chez St-Hubert), puis les deux autres décident (ah bien, moi j’vais y aller avec la famille!). Ça vous va ?

–  OUAIS!!! COOL ! (Décidément, mes filles possèdent un vocabulaire très étendu!)

–  Bon, je vais aller faire le souper (ça prend tout de même quelqu’un pour mettre la pizza congelée du vendredi au four! Ah, je me donne vraiment du trouble gastronomique! 😉 )

Que se passera-t-il lors du premier dodo à « chambres ouvertes » des filles ? Rêve ou cauchemar ? À suivre

Crédit photo : © Theirhistory

 

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Se préparer le matin : la formule magique pour vivre la simplicité! (Conclusion)

Déjeuner... en toute simplicité! Un rêve devenu réalité!

Deux semaines passent. Les filles ont passé une semaine chez leur père, pendant laquelle je me suis levée sans réveil trop hâtif. Hummmm! Quel bonheur ! Mais ce calme retrouvé m’a aussi permis de faire germer une idée dans ma tête pour mes vendredis pressés. Et je vais la mettre en application ce vendredi… En fait, mon plan de match est très simple, mais d’une efficacité redoutable, je crois.

Jeudi soir, après le bain, j’invite les filles à choisir leurs vêtements pour le lendemain.

–  Choisissez un ensemble qui soit confortable.

–  Pourquoi ?

–  Vous verrez.

Chacune choisit ses vêtements, puis vient le temps de mettre la première étape de mon plan à exécution.

–  Bon, les filles, vous allez vous habiller maintenant. Vous dormez habillées, ce soir.

Encore une fois, je suis émue de voir que les enfants ne considèrent jamais comme vraiment farfelues des idées comme celle-ci. Dormir en pyjama, en costume d’Ève ou d’Adam, dormir habillé… Qu’importe! Mais pour moi, cela représente une bataille matinale de moins, car demain, mes princesses seront déjà vêtues à leur réveil.

La routine du dodo se passe sans anicroche et les filles filent vers leur lit, toutes habillées.

6h00… Mon réveil me ramène à la réalité. Douche, puis réveil des filles et tactique numéro 2 pour me faciliter la vie :

–  Les filles, vous avez une minute pour descendre en bas. Une pop tart vous attend, mais si vous ne descendez pas assez vite, c’est moi qui la mange.

Considérant ma gourmandise légendaire, elles prennent la menace très au sérieux. Une minute plus tard, elles sont installées devant la télé, que j’ai préalablement ouverte à une émission que J’AI choisie, pour éviter les conflits.

Wow! Calme. Tranquillité. Harmonie. J’ai même le temps de me faire un café et de le déguster en regardant mes courriels. À 6h50, les filles s’habillent. Comme je les ai convoquées dans l’entrée 5 minutes plus tôt, je peux laisser mes coquines faire preuve d’autonomie à leur vitesse sans stresser.

Nous embarquons dans ma fourgonnette et savourons le bonheur d’un matin sans stress. Il ne nous reste plus qu’à chanter, comme j’ai l’habitude de le faire dans l’auto ! À partir de maintenant, mes vendredis seront toujours faciles et sans anicroche. Suffit de coucher les filles habillées, de les attirer par un déjeuner inhabituel, puis de leur laisser un peu plus de temps pour se préparer à partir. Et voilà le travail! Un autre dossier de réglé! 😉

Crédit photo : © PSD

 
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Publié par le 27 avril 2011 dans Épisode hors-série (famille), Routines

 

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Se préparer le matin : la formule magique pour vivre la simplicité!

Il y a des matins où l'électricité est dans l'air

Notre petite promenade sur la piste cyclable derrière chez moi tirait à sa fin en cette belle journée printanière. Un petit vent chaud avait accompagné notre discussion portant à la fois sur tout et rien. J’arrivais à peine à me souvenir des sujets abordés. Tout ce que je retenais, c’était la tension entre nous. Entre moi et ce beau grand brun qui dégageait de la virilité à deux miles à la ronde. Cette tension avait grimpé lentement mais sûrement tout au long de notre balade. Une tension non pas négative, mais sensuelle, sexuelle… J’avais envie de ce bel adonis comme jamais… Trop d’abstinence durant les derniers mois, j’allais exploser. Il fallait qu’il se passe quelque chose. Je n’en pouvais plus. S’il existe un Dieu pour les pauvres mères monoparentales, il fallait qu’il exauce mes souhaits. Là. Maintenant. « Allez Dieu, je n’ai pas été très exigeante ces derniers temps, soit généreux ! Je te promets d’aller à la messe dimanche prochain!»

Arrivés dans ma cour arrière, comme divinement inspirée par la maxime « Aide-toi et le ciel t’aidera », je passe en mode action en regardant mon compagnon droit dans les yeux et en lui frôlant l’avant-bras doucement du bout de l’index :

–  Tu veux entrer prendre un café ? (J’en rajoute un peu, passant une main dans mes cheveux. Il s’en faut de peu pour que je j’humecte mes lèvres avec ma langue. Gardons des munitions (et une petite gêne, aussi)…)

–  Oui, avec plaisir, me répond-il avec un sourire qui me fait fondre.

Je le sens, il y a de l’ouverture. La chasseuse en moi aime ça. Nous entrons dans ma maison, et je me penche lentement pour retirer mes souliers, faisant une Jennifer Lopez de moi-même puisque j’ai l’impression qu’il reluque certaines de mes avantageuses courbes… Me relevant, je regarde mon invité avec une lueur de défi dans le regard. Je fais un pas vers lui, mes yeux l’ensorcelant. J’attends un instant que la magie fasse effet (entre autres, sous sa «braguette» magique…). L’homme s’approche doucement et dépose ses lèvres pulpeuses sur les miennes… Ses bras m’enrobent littéralement, et soudainement, c’est l’explosion. Nous nous laissons aller à la passion du moment. Nos corps communiquent par ce baiser tumultueux, alors que nos mains se mettent de la partie… Les siennes, de plus en plus insistantes, remontent le long de ma cuisse et…

« Tonight we gon’be hit on the floor…

Lalalalalalalallalala…

Tonight we gon’be hit on the floor…

Lalalalalalalallalala… »

Mon réveil vient de sonner. C’est Jennifer Lopez qui emplit ma chambre de son rythme endiablé. Voilà tout ce qu’il me reste de concret de ce rêve que j’aurais drôlement aimé continuer. Je n’ai qu’une envie, peser sur « snooze » et me rendormir. Il est 6h00 du matin et j’emmerde les réveils obligés du vendredi, parce que je travaille à 7h40. J’arrive à endurer bien des choses avec le sourire  dans la vie : le ménage, les impôts, les rendez-vous chez le dentiste ou le médecin, déglacer mon automobile l’hiver, les vendeurs d’assurance, me raser les jambes, les embouteillages… Mais me faire réveiller contre mon gré le matin, je n’y arrive pas sans avoir l’air bête. Trop difficile !

Enfin, il faut ce qu’il faut. Je me lève et me dirige vers la chambre des filles. J’ouvre la lumière, parce qu’en cette matinée hivernale, il fait encore noir. En guise de réponse, je n’obtiens qu’un grognement. Moi aussi, j’ai envie de grogner. Bah, je leur donne cinq minutes et je vais prendre ma douche.

Sous l’eau, je divague… Je pense aux vacances que je n’ai pas prises, à ce que je ferai en classe aujourd’hui, à ce que je vais mettre dans les lunchs. Palpitant !

–  Arggghhhhhhhhhh…

Merde, ma fille s’est levée et a tiré la chasse d’eau de la toilette. Ma douche est bouillante ! J’ai l’impression que je pourrais devenir la mascotte du Nouveau-Brunswick tellement je suis rouge comme un homard. Bon, au moins je suis bel et bien réveillée.

Retour à la case départ : chambre des filles. Deux d’entre elles gisent encore et toujours dans leur lit, telles des masses complètement amorphes. Ordinairement, je les comprendrais. Mais je travaille, ce matin, alors pour l’empathie, on repassera. Pour le compte en banque à 6 chiffres, on attendra…

Pour la phase 1 du réveil, on y va! Alors, une petite caresse et une voix douce indique :

–  Allez, les filles, c’est l’heure de se lever.

–  Je veux pas, bon !

–  Maman travaille, pas le choix. Allez! (hummm. La voix est un peu moins douce, soudainement).

–  Non.

Bon, il semblerait que la collaboration ne soit pas passée par ici cette nuit (bah, au moins j’ai eu la visite de l’homme de mes rêves). Alors, j’entreprends la phase 2 du réveil : inciter les filles à s’habiller, coûte que coûte.

Je choisis des vêtements, puis je les dépose sur leur lit.

–  Les filles, habillez-vous…

–  …

–  Les filles, c’est le temps de s’habiller!

–  …

Bon, phase 3 : j’habille carrément mes deux plus jeunes dans le lit, sans compter sur leur coopération. Je n’ai droit qu’à des soupirs et du chialage. Je réussis à vêtir mes jeunes, je les prends chacune dans mes bras (il faut bien que ça serve, des enfants : idéal pour se faire de méchants biceps), puis je descends au salon, de mauvaise humeur et implorant le ciel de me trouver un emploi à la maison d’ici peu… Et tant qu’à prier, j’aimerais aussi des enfants «auto-habillant» et «auto-nettoyant»… 

Enfin, j’installe mes filles devant la télévision. Je n’ai pas le dos tourné qu’un conflit éclate au sujet de l’émission à choisir. Ma plus jeune se met à hurler… Merde. Merde. Et remerde. Je suis levée depuis 20 minutes et j’en ai déjà marre de ma journée.

–  Tais-toi Gaby, les locataires font dodo en dessous…

Gaby n’en a rien à cirer. Elle continue de pleurer. Je dois la prendre et la retirer de la pièce, espérant que mes voisines d’en dessous sont sourdes de la feuille, ce qui est peu probable étant donné qu’elles sont dans la vingtaine.

Pendant que Gaby daigne terminer sa crise, je demande aux filles :

–  Qu’est-ce que vous voulez pour déjeuner ? J’ai des rôties ou des céréales.

–  Je vais prendre du gruau dinosaures.

–  Je répète : j’ai des rôties ou des céréales.

–  Bien là, je voulais du gruau.

–  Écoute, ce n’est pas sur le menu ce matin. On est en rupture de stock d’herbivores préhistoriques mangeables.

–  Bon, je vais prendre des céréales.

–  Moi aussi.

Je prends les céréales et les sers selon la méthode familiale, c’est-à-dire en formant un tas sur la table du salon pour chacune de mes filles. J’accompagne le tout d’un verre de lait. Elles ont seulement à prendre une gorgée après leur bouchée, et le concept de bol de céréales reste sauf!

Le temps passe. Je mange à toute vitesse, debout, tout en faisant mon 182e lunch de l’année. Puis, 6h55 : c’est l’heure de s’habiller pour partir.

– Les filles, on y va !

Elles arrivent sans rechigner. Mais la sauce tourne un peu… Gaby, du haut de ses trois ans, veut s’habiller toute seule, mais elle n’arrive pas à mettre son manteau puisque la manche est retournée. Je tente de l’aider, cependant j’ai droit à une crise parce que j’ose la brimer dans son autonomie. La sirène est partie, encore, et j’ai une pensée pour mes pauvres locataires… Sabrina s’habille, mais elle refuse de mettre ses bottes qui, supposément, lui font mal. Émilie ne dit rien, mais elle ne trouve pas ses gants. Elle les a probablement ENCORE laissés à l’école. Super, on gèle et pas de gants!

Je m’habille à travers le chialage et je sens ma tension artérielle monter en flèche. Direction véhicule, où j’accroche Gabrielle en la mettant dans son siège, et la voilà partie pour sa 3e crise matinale. Je n’en peux plus…

J’ouvre la radio et je me plonge dans la musique de Bruno Mars…  « The Lazy song »… C’est de circonstance. J’aurais bien aimé ne rien faire aujourd’hui et pouvoir me lever sans stress. Il doit bien y avoir un moyen de me faciliter la vie et d’éliminer cette désagréable course matinale, les jours où je travaille à 7h40. Je me promets de trouver une solution, coûte que coûte…

La suite, mercredi…

Crédit photo : © Tabrandt

 
 

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Comment se débarrasser de la télé et de l’ordinateur sans que les enfants rechignent ? – Conclusion

Si josais, je pense que je ferais pareil avec ma télévision...

C’est aujourd’hui que j’allais mettre à exécution mon plan d’élimination de la télévision et de l’ordinateur. Ma journée de travail terminée, je passe chercher mes deux plus jeunes filles à la garderie… Le matin, avant de partir de la maison, j’ai mis à exécution mon fameux plan…  J’ai débranché tous les écrans de la maison…  Simple, mais efficace ! Fallait juste y penser. Nous rentrons à la maison et Gaby se dirige vers la télévision alors que Sabrina souhaite jouer à l’ordinateur…

–  Les filles, il faut que je vous parle (ah, la phrase qui tue!)

–  Quoi, maman ?

–  Bien, vous ne pourrez pas écouter la télévision ou faire de l’ordinateur cette semaine. Il y a eu un problème électrique, la semaine dernière, et tous les écrans qui étaient branchés à une prise ont subi une surcharge électrique. Ils sont donc tous hors tension actuellement. L’électricien va venir réparer en fin de semaine, mais pour les trois prochains jours, vous ne pourrez pas écouter la télévision ni faire de l’ordinateur…

Je m’attends à une réaction explosive. Je ferme les yeux, j’ose à peine respirer… Elles vont capoter, crier, hurler, pleurer, frapper le plancher à deux mains… Ce sera l’apocalypse. J’attends la réaction et ce silence me semble tel celui qui précède habituellement les pleurs d’un enfant qui reprend son souffle pour mieux hurler… J’en ai des sueurs froides…

Rien. Rien ne se passe. Mes filles se dirigent vers la salle de jeu, tout simplement. Comme si de rien n’était. Sont-elles malades ? Ai-je rêvé ça ?

J’avoue que je suis estomaquée. Moi qui m’attendais à tout un lot de récriminations, l’annonce passe comme la nouvelle d’une coupure dans le budget du parti libéral… C’est dommage, mais nous sommes tellement habitués que ça nous glisse comme sur le dos d’un canard et la vie continue…

Eh oui! La vie continue… Les filles commencent tout bonnement à jouer… sans me demander de les divertir. Miracle ! Les miracles existent (tenez-vous le pour dit!)… Je m’empresse d’aller à mon ordinateur (comme c’est un portable, il n’a pas été affecté par la supposée surcharge électrique) pour travailler un peu pendant que ma plus petite s’installe pour lire alors que ma cadette explore la maison à la recherche d’une activité.

Bon, je me dis que, comme elles sont petites, cela explique la réaction. J’aurai sûrement droit à la crise avec ma grande de presque 8 ans… Justement, la voilà qui se pointe à la porte après une grosse journée d’école. Je lui fais état de mon mensonge technologique. Les termes compliqués et électriques ajoutent un élément de crédibilité à la situation. Elle gobe le tout et s’en va dans la salle de jeu…

Elle m’interpelle, en fouillant dans un grand sac bleu qui contient une foule de petits jouets :

– Maman, t’as sorti de nouveaux jouets parce que la télévision ne fonctionnait pas ?

– Euh. Non, c’est parce que ça fait six mois que ce sac est là, dans le coin. Vous n’avez juste pas pris le temps de regarder… C’est ça qui arrive quand on écoute trop la télévision, on ne remarque pas le reste…

Je n’en reviens pas de la faculté d’attention sélective de l’humain. On remarque bien ce que l’on veut (comme les défauts de sa belle-mère, par exemple! 😉 et vice versa!)

La journée passe sans problème. On en profite pour jouer dehors… Le lendemain matin, alors qu’habituellement, les filles déjeunent devant la télévision, on mange en famille et on jase… En soirée du jour 2, petite promenade à l’extérieur, un peu de dessin, heure du bain qui se prolonge légèrement, routine de lecture et de massage…

Pas de commentaire désobligeant relatif au fait que la télévision ne fonctionne pas. J’avoue que je suis soufflée… Évidemment, les choses auraient été toutes autres si j’avais simplement statué que la télévision et l’ordinateur étaient interdits. J’aurais eu droit à ton un lot d’arguments, de supplications, de chialage… Oui, je sais, ce n’est pas beau de mentir. Mais, je leur avouerai mon crime un jour (sur mon lit de mort, probablement)… En attendant, je viens de développer la certitude que mes filles sont capables de se passer de technologie pour un jour ou deux, de temps à autre…

Ça me donne l’idée de décréter une journée sans télévision par semaine… Une, ce n’est pas si cruel, non ? Enfin, comme j’avais été suffisamment méchante, au matin du jour 3, j’ai avisé les filles que mon ami, qui était passé la veille, avait réussi à réparer le problème. Il est passé pour un véritable héros… Ma grande m’a même transmis ce message :

« Tu lui diras un GROS merci de ma part. »

Les filles étaient ravies de retrouver leur grand et petit écran… Et moi, je suis prête à ma ou mes journées hebdomadaires sans télévision. Le dimanche et le jeudi ? Ouais, je crois que je vais essayer ça ! Oserez-vous ?

Crédit photo © kevindean

 
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Publié par le 20 avril 2011 dans Épisode hors-série (famille), Loisirs

 

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