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Archives de Tag: sport

La St-Jean : un moment pour la drague ?

Jean Charest, définitivement pas mon genre de mec pour la St-Jean! 😉 (mais bonne fête pareil, Jean)

Depuis quelques mois, il m’attirait. Nous nous croisions quelquefois par semaine, et je le trouvais beau, sympathique. J’avais l’impression que je pouvais l’intéresser, mais je n’étais pas certaine. Évidemment, j’aurais aimé qu’il m’invite, qu’il me fasse un signe, mais rien. Je me fondais dans la masse de la gente féminine qui l’entourait.

Le sachant sportif, quand un tournoi de volley-ball s’était organisé pour le 23 juin, j’avais sauté sur l’occasion de l’y inviter, prenant mon courage à deux mains… Tout bonnement, il avait dit oui. Nous allions être une douzaine à célébrer la St-Jean, fête nationale des Québécois, grâce à une activité sportive suivie d’un spectacle dans mon quartier auquel nous pourrions assister…

Le jour venu, j’étais stressée. Je voulais impressionner ce mec.  Ce stress « de performance » m’angoissait, surtout que lorsqu’on mesure 1 mètre 55, le volley-ball n’est pas nécessairement le meilleur sport pour impressionner. Qu’à cela ne tienne, j’allais affronter mon destin.

Vêtue d’une petite paire de shorts et d’une camisole qui me mettaient en valeur, je m’étais pointée au terrain de volley-ball extérieur en fin d’après-midi pour y rejoindre le groupe. Je l’avais vu arriver, lui, avec son petit air rebelle. Son allure sportive me plaisait beaucoup. Élancé, des muscles fermes sans être trop développé, de magnifiques yeux bleus, des cheveux bruns apparemment soyeux, les lèvres pulpeuses… Ouf! La chaleur que je ressentais à sa vue n’avait rien à voir avec la température ambiante.

La partie avait commencé et nous étions dans la même équipe. Taquineries et franche camaraderie étaient au rendez-vous, mais je sentais qu’un petit plus se développait, que la chimie opérait…Nous avions chaud, le temps était humide… Quand il avait enlevé son chandail et que j’avais posé les yeux sur les quelques gouttes de sueur qui perlaient sur son torse, j’avais faille défaillir… Il était terriblement sexy. Je sentais le rouge me monter au visage.

Après la partie, remise de mes émotions à la vue de ce mec qui aurait pu faire le calendrier des pompiers, notre petit groupe s’était dirigé vers le kiosque de victuailles. Nous avions commandé des hot dogs et des hamburgers, puis nous nous étions assis par terre, dans le parc, pour déguster le tout. La discussion allait bon train, tout le monde avait le cœur à la fête. Assis à mes côtés sur une couverture, je le voyais me regarder du coin de l’œil, même quand ce n’était pas moi qui prenais la parole. Ses yeux se baladaient souvent vers mes jambes bien galbées, ma taille fine… C’était bon signe…

Le spectacle prévu allait bientôt commencer, les meilleurs succès québécois étant repris dans une singulière anthologie. Malgré le fait que le soleil se couche particulièrement tard en cette fin de juin, des nuages assombrissaient le ciel, créant une pénombre propice aux rapprochements. Notre petit groupe profitait de la chaleur ambiante et regardait, de loin, les artistes de la scène reprendre tour à tour Beau Dommage, Charlebois, les Colocs, Jean Leloup…

Assise près de lui, j’arrivais à sentir son odeur virile et il me faisait carrément tourner la tête. J’avais envie de plus de proximité… Quand j’avais entendu « Provocante », de Marjo, j’avais bien ri intérieurement… Moi qui es amatrice de signes, celui-ci était on ne peut plus clair : je devais provoquer ce mec timide mais apparemment intéressé, coûte que coûte… Allais-je passer par-dessus ma gêne et une certaine peur du rejet pour passer à l’action ?

Je vous laisse sur Marjo… Ça vous rappelle des souvenirs ? Et vous, petite anecdote juteuse de St-Jean à raconter ?

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Publié par le 24 juin 2011 dans Rencontres, Séduction

 

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Trip à 3 ?

Pour faire un trip à trois, il faut être capable de démontrer de l'ouverture ! 😉

Ma soirée de badminton est sur le point de commencer. J’ai donné rendez-vous à Marc, un mec rencontré sur un réseau de rencontre en ligne, près de la porte d’entrée, à l’extérieur de l’école où je joue.

J’arrive au lieu de rencontre et il n’y est pas encore. Par contre, c’est plutôt Martin, mon fameux partenaire de badminton inconnu-connu, qui se pointe une minute plus tard. Je n’ai toujours pas décidé de son sort : il m’a atteint dans mon orgueil lors de notre premier rendez-vous, mais il demeure un candidat avec du potentiel. J’avoue toutefois que je suis mal à l’aise de le croiser au gymnase alors que j’y ai invité un autre prospect.

– Salut Anik! Ça va ? On joue ensemble ce soir ?
– Euh… Peut-être bien. En fait, j’ai un ami qui vient aussi essayer ce soir, alors on verra.
– Un vieil ami?, me dit-il avec un air plein de sous-entendus…
– Oui, c’est ça… (Disons que comme il a 40 ans, je vais considérer ma réponse comme une demie- vérité. Ce n’est pas un ami de longue date, mais il n’est pas « jeune » non plus, alors… Enfin, j’essaie de me convaincre que j’ai tous les droits de répondre ainsi.)

Martin entre et j’attends quelques instants, puis Marc se pointe enfin. De grandeur moyenne, d’aspect plutôt athlétique, la première impression que j’ai de lui s’avère somme toute agréable. Encore une fois, ce n’est ni Brad Pitt, ni Johnny Depp, mais son regard allumé me plaît beaucoup, de même que ses cheveux bruns un peu fous. Il faut dire que c’est la première fois que je le vois, nos quelques échanges ayant été virtuels et téléphoniques jusqu’alors.

Comme il partageait ma passion pour le badminton, j’avais pensé l’y inviter. J’ai lu quelque part que les hommes appréciaient davantage les rendez-vous « actifs » que les cafés, alors je tente d’appliquer le principe pour voir. Et je dois dire que je suis dans mon élément sur un court de badminton. Cependant, je ne sais trop si je vais être en mesure de me mettre en mode séduction sachant que Martin peut me voir à l’œuvre en tout temps. Je tiens quand même à garder mes « dossiers » ouverts, mais je n’ai pas l’habitude d’en traiter deux en même temps. En fait, désolée de vous décevoir, mais les trip à 3, je n’ai jamais encore essayé… (De toute manière, les hommes, ils veulent toujours faire ça avec deux femmes… alors que le contraire serait tellement plus intéressant à mon avis. Hi ! Hi!)

– Anik ?, me lance Marc avec l’œil inquisiteur.
– C’est ça! Mais tu peux aussi m’appeler la déesse du badminton! Hi! Hi! Tu dois être Marc ?
– Oui, mais tu peux aussi m’appeler le Dieu du sport ! (Hummm… dommage qu’il ne soit pas le Dieu du sexe, j’aurais sûrement apprécié!)

Nous rions de bon cœur, puis nous entrons dans le gymnase. Le responsable, un italien sympathique d’une soixantaine d’années, me salue chaleureusement.

– Tu n’es pas venue avec ton mari ?
– Non, Nick, je t’ai dit que nous n’étions plus ensemble déjà… Ça fait déjà plusieurs mois… Rappelle-toi…
– Quel dommage! Et trois enfants, à part ça!

Pauvre Nick, il garde toujours espoir que je retourne avec mon mari, lui aussi joueur de badminton au même endroit. Il a l’air de voir d’un mauvais œil que j’amène un autre homme à la pratique. Mais bon, je ne peux lui en vouloir pour ça, même si mon partenaire a dû se demander, l’espace d’un instant, si je ne me cherchais pas un amant plutôt qu’un amoureux officiel (quoique, je demeure sur l’impression que peu d’hommes s’en formaliseraient : du sexe sans responsabilités, quoi de mieux ? Chéri, fais-moi l’amour… et pas besoin de sortir les poubelles, je m’en occupe !)
Je regarde le tableau de jeu. Le principe est simple : on dépose notre jeton et on joue avec les trois autres personnes qui sont sur la même ligne du tableau. Marc et moi plaçons ainsi nos prénoms sur la ligne numéro 4, puis passons au vestiaire pour enfiler nos vêtements de sport.

Lorsque je reviens, je constate que le coquin de Martin a mis son jeton sur la même ligne que Marc et moi… hummm… Toute une séance de séduction s’annonce… Par ailleurs, le quatrième joueur n’est nul autre que mon bon ami Pierre, un dragueur invétéré que je soupçonne de me trouver à son goût, même s’il est marié (non, je n’ai pas couché avec si vous voulez savoir). La rencontre promet… Je risque d’y perdre non pas la partie (cette possibilité ne m’effleure même pas l’esprit), mais mes chances de séduire Marc ou encore Martin…

Nous nous avançons vers le terrain et le premier combat prend forme : les trois coqs doivent lutter pour avoir la chance d’être mon partenaire. Qui l’emportera ? La suite, jeudi…

Crédit photo : © Frau Blau Auf Pauli

 
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Publié par le 31 mai 2011 dans Épisode 5, Rencontres, Séduction, Sexualité

 

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Blanchissage sur le terrain…

Ai-je franchi la ligne de l'orgueil mal placé ?

Après vérification avec Martin, nous jouons bel et bien au badminton au même endroit, et ce, les mêmes lundis alternés depuis janvier. Donc, si mes calculs sont bons, nous nous sommes croisés au moins 8 fois. Et pourtant, fait incroyable, ni moi ni lui n’avons remarqué la présence de l’autre sur le terrain. Pourtant, le gymnase est petit : seulement six terrains de jeux. Et pire : nous devons être les deux seules personnes dans la trentaine, et célibataire de surcroît, là-bas, car la plupart des joueurs sont plus vieux.

J’avoue que ça et une claque dans le visage, c’est pratiquement du pareil au même. Moi qui pensais être remarquable (ah, laissez-moi mes illusions, de grâce, à défaut d’une vie sexuelle active), je viens de frapper tout un mur. Le mec ne m’a même pas reconnue (moi non plus, mais je suis plus encline à pardonner quand il s’agit de moi). J’en déduis que je ne peux forcément pas être trop de son genre.

–   Bon, on ne s’est même pas remarqués. C’est fort! Pourtant, on m’a souvent dit que j’avais un style de jeu admirable : j’ai l’air d’une gymnaste quand je joue!

–   Ah! C’est toi qui fait la « split » sur le terrain ! Là, je te replace !

Il me replace probablement les jambes et les fesses, oui! Ah, les hommes, tous pareils ! Il enchaîne :

–   Je me rappelle, maintenant. Nous avons joué ensemble, il y a trois semaines !

Sincèrement, je ne m’en souviens pas. Ça me surprend, parce que pourtant, il est bel homme. Mais je comprends maintenant pourquoi j’avais une légère impression de déjà vu en le rencontrant.

Enfin, constatant à quel point nous ne nous sommes ni l’un ni l’autre remarqués aux premiers abords, j’en conclus, peut-être à tort, que je ne dois pas être trop de son genre. Par ailleurs, j’avoue que je suis mal à l’aise avec le fait de fréquenter un joueur régulier du badminton. Si ça tourne mal ensuite, ça va me gâcher mes soirées de devoir le côtoyer, et il est hors de question que je change de journée de pratique. Mes amis mâles y sont justement et je veux pouvoir m’amuser à ma guise. En tout cas, je serai mal à l’aise à notre prochaine séance de raquette, parce que j’ai justement invité un prétendant potentiel, autre amateur de badminton, à venir jouer, juste pour une fois. Quel plaisir j’aurai de lui présenter Martin! (Sentez-vous l’ironie ici?)

Définitivement, il ne faut pas mêler loisirs personnels et amour… Mais bon, la session de badminton tire à sa fin. Peut-être que lorsqu’elle sera terminée, je donnerai sa chance à Martin… Je quitte le repas en laissant une porte ouverte à d’autres rencontres, mais le fait qu’il ne m’ait pas replacée (ou draguée directement au badminton) m’échaude, pour le moment. Ou plutôt, je l’avoue, attaque drôlement mon orgueil.

J’ai l’impression que je ferais mieux de me trouver un autre moineau ! Le badminton me portera-t-il davantage chance avec Marc ? À suivre… lundi!

 
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Publié par le 28 mai 2011 dans Attitude, Épisode 4, Loisirs, Rencontres, Séduction

 

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