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La sexualité, toujours un tabou ?

11 Juil

La pub, à Venise... Sans tabou !

Nous sommes en 2011, pourtant j’ai souvent l’impression que la société n’a pas tant évolué que ça. L’équité salariale, la place des femmes dans le ménage (Germaine n’est pas au bout de ses peines pour que son mec s’implique autant qu’elle, quoique si elle contrôlait moins, ça irait peut-être mieux… mais ça, c’est une autre histoire).

Et la sexualité dans tout cela ? Je suis encore surprise de constater que c’est un sujet tabou chez bien des gens. Personnellement, je suis très à l’aise d’en discuter, mais je sais que certaines de mes amies préfèrent éviter de parler de ce sujet… D’autres, pire que ça, préfèrent éviter « de vivre » le sujet, ayant comme désir à demi avoué que leur homme se fasse un noeud dedans afin qu’elles puissent avoir la paix… Je trouve ça dommage !

Évidemment, je suppose qu’il y a évolution, chez n’importe qui… J’avoue avec regret ne pas avoir choisi d’effectuer mon baccalauréat en sexologie, à 19 ans, parce que j’appréhendais la réaction des gens quand je leur répondrais, à la question « Que faites-vous, dans la vie ? », « Je suis sexologue ! ».

Aujourd’hui, je leur dirais en leur lâchant une blague de sexe bien sentie, sans problème ! Mais bon, tout cela pour dire que j »ai l’impression que, malgré tout, la sexualité est encore relativement taboue (et je ne parle pas de pornographie, mais de simple sexualité de couple hétérosexuel). Sur les blogues, dans les discussions… Le sexe attire l’attention, mais il faut encore en parler avec des pincettes, je crois.

Fred me faisait remarquer la semaine dernière, alors que je comparais humoristiquement un homme à un « beau morceau de viande » qu’un homme n’aurait pas pu faire la même blague inversée. Le pire, c’est qu’il est vrai que ça passerait moins bien.

J’en viens à ma question : avez-vous l’impression de vous censurer quand vous parlez de sexualité ? Êtes-vous plutôt du genre à censurer les autres ? Pensez-vous que la sexualité soit encore un sujet relativement tabou ?  Selon vous, quelle proportion de la population est à l’aise d’en parler ouvertement ?

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8 Commentaires

Publié par le 11 juillet 2011 dans réflexion, Sexualité, Vie de couple

 

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8 réponses à “La sexualité, toujours un tabou ?

  1. L'impulsive montréalaise

    11 juillet 2011 at 07:39

    Mais pourquoi la sexualité devrait être un sujet complètement ouvert ? Dirais-tu la même chose des émotions ? Des squelettes en tout genre ? Des rêves qu’on a ? En général, les gens se gardent un jardin secret. Ils choisissent le/s sujet/s qu’ils veulent y mettre. On vit dans une société qui survalorise la sexualité, je trouve. Comme si aucun tabou ne pouvait y exister ou qu’on ne pouvait pas vouloir garder ça pour soi. Je ne suis pas prude, j’aime le sexe, j’en parle. Mais je pense qu’il y a moyen de choisir comment on veut en parler et à quel point.

     
  2. Le Roux

    11 juillet 2011 at 11:45

    Ça dépend avec qui… Je n’en parlerais pas avec mes parents disons, mais sinon je suis ouvert, SURTOUT avec mes copines. Je ne crois pas à une relation sans sexe ou une relation où l’entente n’y est pas.

    Tout le monde (ou presque) le fait alors, je ne vois pas le problème. Et la vie est trop courte pour de se passer d’un tel plaisir.

     
  3. Une femme libre

    11 juillet 2011 at 12:39

    Il y a maintenant des sondages en pleine rue et qui sont filmés sur sa position sexuelle préférée et combien de temps dure notre orgasme. Et le plus surprenant, c’est que les gens…. répondent! Je pense tout à fait comme L’Impulsive montréalaise, plus rien de caché, plus rien de tabou, tout est galvaudé et la vie privée également. Ce qui se passe sexuellement entre des individus ne pourrait-il pas leur appartenir si tel est leur souhait? Évidemment je suis pour la liberté d’expression et si quelqu’un a envie de s’épancher sur sa vie sexuelle, je vais probablement…. le lire, haha! C’est quand même un sujet universel intéressant qui concerne bien du monde!

     
  4. Maryse

    11 juillet 2011 at 14:41

    Moi je suis celle qui se fait censurer par mon amie qui refuse de le vivre.

     
  5. Lagirly

    11 juillet 2011 at 17:58

    Le sexe, c’est mieux de le faire que d’en parler non!… Outre ce fait, il faut se garder une petite gêne. Il y a des choses qu’on ne veut pas savoir! 🙂

     
  6. 11 juillet 2011 at 19:28

    Je partage l’opinion de l’impulsive montréalaise et d’une femme libre. Ca dépend, parler de sexe oui. Parler de cul , non. Personnellement , je ne sais pas si c’est mes epériences vécues qui me rendent aussi pointilleuse mais je n’aime pas ce que j’en entend la plupart du temps. Il n’y a pas de juste millieu entre la pudeur extreme et les récits d’orgies. Je me considere comme ‘une femme liberé’. Mais Il y a une espece de mode d’etre vulgaire, cru qui me dérange beaucoup. La sexualité , l’érotisme , l’intimité ce sont de tres belles choses qui ne doivent justement pas devenir banales à force d’etre citées. Il y a une part de mystere qui doit etre gardée .

     
  7. Evely

    11 juillet 2011 at 22:44

    Je me censure parce que je sens souvent que les autres ne veulent pas en parler. J’ai la réputation d’avoir une libido puissante. Bon c’est vrai, mais c’Est surtout que je parle de ce que j’aime et de ce que je n’aime pas. C’est juste dommage que ce sujet face rougir et hausser les sourcils alors qu’à parler on pourrait partager des trucs, répondre à des questions et avoir des fous rire. Je pense tout de même qu’il ne faut pas aller gueuler sur tous toits nos ébats. Je pense plus à des partages entre amis proches.

    Pour ce qui est de la vulgarité, je pense pas que c’est l’explicité qui la fait mais le manque de respect dans le propos et dans les personnes. Je pense que c’est pour ça que je n’aime pas vraiment les humoristes qui n’arrêtent plus sur le sujet et de manière facile.

     
  8. seb haton

    29 juillet 2011 at 11:45

    Ton message est intéressant car il révèle un thème dont la perception est fluctuante à travers l’histoire. Des sociétés très puritaines se sont libérées, repuritanisées, relibérées… comme si la sexualité était en quelque sorte un monstre à deux têtes (voire plus) et qu’il fallait en couper une pour que l’autre repousse…
    Enfin bon, en laissant de côté la métaphore, il me semble que son expression ne sera jamais simple et également partagée par tous.
    Et au fond, tant mieux. Il n’est pas souhaitable le monde où tous les individus se lâcheront pareil ! De même qu’il n’est pas amusant celui où tous les gens sont coincés.
    séb h.

     

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